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Ghaza : les bombes non explosées menacent la reconstruction pour des décennies

La bande de Ghaza est fortement contaminée par des munitions non explosées, qui tuent et mutilent régulièrement des civils et menacent durablement la reconstruction, a alerté vendredi l’ONU.

Le service anti-mines des Nations unies (UNMAS) a indiqué que plus de 1.000 personnes sont tombées en martyres dans la bande de Ghaza du fait de la présence de ces munitions.
Le chiffre réel est très certainement bien plus élevé, selon Julius Van der Walt, à la tête de l’UNMAS dans les territoires palestiniens occupés.
Ces grenades et ces bombes, voire de simples balles, sont omniprésentes dans ce territoire palestinien depuis le début de l’agression sioniste en 2023.
La moitié des victimes recensées étaient des enfants, a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse à Genève.
Selon M. Van der Walt, l’UNMAS n’a pas encore pu évaluer pleinement l’ampleur du problème mais les données disponibles montrent déjà une «densité élevée» de contamination de la bande de Ghaza par des munitions non explosées. A ce jour, ce service en a recensé plus de 1.000 au cours de missions effectuées ces deux dernières années et demie. Soit environ un «tous les 600 mètres», a souligné M. Van der Walt, signalant qu’il ne s’agit là que des engins détectés.A cela s’ajoute le fait que la densité de population dans la bande de Ghaza est extrêmement élevée, soulignant que les convois humanitaires risquent aussi de déclencher des explosions en traversant la bande de Ghaza.
Enfin, M. Van der Walt a estimé qu’il faudrait environ 541 millions de dollars pour traiter ces munitions non explosées, à condition que toutes les autorisations nécessaires soient accordées et que le matériel requis soit disponible.

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