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Golfe de Guinée : la lutte contre la piraterie progresse mais il faut poursuivre l’effort

Les actes de piraterie en mer dans le golfe de Guinée ont continué de diminuer depuis avril 2021, mais il est trop tôt pour en tirer la conclusion du déclin inexorable de ce fléau, a déclaré mardi une haute responsable de l’ONU au Conseil de sécurité.

La sous-secrétaire générale pour l’Afrique, Martha Ama Akyaa Pobee, a précisé que cette piraterie rapporte chaque année près de 2 milliards de dollars aux réseaux criminels impliqués.
« Davantage de patrouilles navales des Etats côtiers et le déploiement accru de navires par des partenaires internationaux ont été dissuasifs », a-t-elle expliqué, appelant néanmoins à la vigilance.
Dans ce contexte changeant, elle a appelé les Communautés économiques des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ainsi que la Commission du golfe de Guinée à renforcer leur coopération pour mettre en place l’environnement sécurisé dans la région prévu par le Code de conduite, dit « Code de Yaoundé », qui fêtera ses 10 ans l’an prochain.
Mme Pobee a également mentionné que, pas plus tard que le mois dernier, des exercices maritimes de lutte contre la piraterie et la pêche illégale avaient couvert la zone allant du Sénégal à l’Angola, faisant participer 17 pays du golfe de Guinée et 8 partenaires internationaux.
Elle a attiré l’attention sur l’importance de lutter contre les causes sous-jacentes du basculement dans la criminalité, comme le chômage de masse qui frappe la jeunesse des communautés côtières.
La sous-secrétaire générale a en outre insisté sur le fait que la lutte contre la piraterie et les vols à main armée en mer dans le golfe de Guinée nécessite « une approche globale et à long terme similaire au cadre de réalisation des objectifs de développement durable ».

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