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Grève des enseignants d’un CEM et d’un lycée à Hassi Bounif

Ils dénoncent la surcharge des classes et leurs conditions de travail

Inquiets de la scolarité de leurs enfants, hier matin à ce dimanche cha hid Mahmoud, commune de Hassi Bounif, des parents d’élèves se sont rassemblés devant le CEM Sataf Mohamed pour protester contre la grève des enseignants qui dure depuis mardi dernier, à cause de la surcharge des classes, et aussi à cause d’un manque d’effectif du personnel d’encadrement, avons-nous appris de la part de ces parents d’élèves.

 » Cette situation nous inquiète car il y va de l’avenir de nos enfants. La surcharge des classes ne date pas d’aujourd’hui, cet établissement scolaire a été ouvert en 1994, c’est à dire lorsque le village ne comptait que quelques 7.000 habitants. Il est conçu pour 800 places, mais actuellement notre village compte près de 30.000 habitants, et ce sont 1.500 élèves qui le fréquentent aujourd’hui. C’est vrai qu’il existe un deuxième CEM, mais il est également surchargé. Du fait qu’il existe un important programme de construction de logements dans notre village, nous demandons aux responsables concernés de se pencher sur cette déplorable situation et de programmer la réalisation d’autres CEM, car il est illogique de construire des logements et de ne pas penser aux équipements d’accompagnement « , affirment des parents d’élèves, qui n’ont pas manqué d’afficher leur inquiétude sur la prolifération des psychotropes aux alentours de ce CEM.

Il est à noter qu’hier, la grève des enseignants a également touché le CEM Moufdi Zakaria, et ce, pour le même motif de surcharge des classes. Dans ce même village, mais dans la partie relevant de la commune de Bir el Djir, ce dimanchec, les enseignants du lycée Boualga Abdelkader ont également entamé un arrêt de travail d’une journée, pour protester contre la surcharge des classes, l’insuffisance du personnel d’encadrement, le manque d’hygiène dans les classes et dans le laboratoire, le manque d’imprimante et autres, et l’infiltration des eaux pluviale dans certaines classes lors des averses, mais aussi contre la réintégration des élèves indisciplinés qui ont été sanctionnés l’an dernier avant d’être orientés vers la formation professionnelle, mais qui auraient été repris cette année sur instruction de l’académie, avons-nous appris.

A. Bekhaiti

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