À la veille d’une réunion des alliés de Kiev à Londres, le Kremlin a rejeté mardi toute précipitation dans les discussions portant sur un accord de paix en Ukraine. Des déclarations qui semblent aller à l’encontre de « l’optimisme » exprimé dimanche par le président américain Donald Trump qui vise un règlement rapide du conflit.
Vladimir Poutine n’est décidément pas pressé de faire la paix avec Kiev. Le Kremlin a mis en garde mardi 22 avril contre toute précipitation dans les discussions sur le règlement du conflit en Ukraine, à la veille d’une nouvelle rencontre entre Américains, Ukrainiens et Européens à Londres, visant à pousser un cessez-le-feu, après plus de trois ans d’invasion russe.
Le président américain Donald Trump, qui veut mettre un terme au plus vite à cette guerre « terrible et insensée », avait dit dimanche espérer un accord « dans la semaine » entre Moscou et Kiev, sans dévoiler les contours de cet engagement hypothétique.
Ses demandes restent donc maximalistes : le président russe appelle à la reddition de l’Ukraine, son renoncement à rejoindre l’Otan et il demande à ce que Moscou garde les cinq régions ukrainiennes que la Russie a annexées. Des conditions inacceptables pour Kiev et ses alliés.


