
A la sortie de la localité de Hassi Ameur, relevant de la commune de Hassi Bounif, sur les deux abords du chemin de wilaya CW 41 (Hassi Ameur/ Hassiane Toual), une vraie décharge sauvage est en train de proliférer. Des amas d’ordures infectent les deux abords de cette à très forte densité de circulation. L’On peut remarquer également, des montagnes de déchets s’accumulant, au voisinage de la ligne de chemin de fer (Oran/Arzew) longeant le bidonville de Hassi Ameur.
Les ordures jonchent le chemin communal non classé menant de cet endroit vers les villages voisins.
Une image désolante n’a pas manqué de faire réagir les usagers de la route contraints de contempler ces décharges à ciel ouvert à chacun de leur passage.
Nous avions pu remarquer lors de nos passages répétés à travers cette route, une chose intrigante.
Les déchets sont là et ne disparaissent jamais.
Alors de deux choses l’une, soit, la commune enlève périodiquement ces ordures et que les pollueurs récidivent, soit cette municipalité ne fait rien et demeure en spectateur devant ce spectacle indigne? Pour connaitre l’avis des responsables de cette collectivité locale, nous avons pris attache avec le délégué municipal de Hassi Ameur.
Voici ce qu’il nous a répondu: « avec un problème logistique, la commune de Hassi Bounif affronte beaucoup de points noirs. Hassi Ameur n’échappe pas à ce phénomène. Périodiquement, nous éradiquons ces décharges sauvages. Mais, à chaque fois, elles se régénèrent par le fait de l’incivisme d’une partie des citoyens qui se débarrassent de leurs déchets dans ces endroits au lieu de les jeter purement et simplement dans les poubelles».
A cet effet, certains conducteurs de véhicules malveillants, sont pointés du doigt accusateur.
Ces derniers en seraient la cause de la prolifération de ces décharges à ciel ouvert.
Certains automobilistes n’hésitent pas en effet à se débarrasser de leurs déchets sur les deux bas-côtés de cette route.
Une situation plus que déplorable.
Et pourtant, dans chaque commune, il existe un service de d’hygiène doté de pouvoirs de police judiciaire.
Ces responsables municipaux pourraient, dans le cadre de leurs prérogatives que leur confèrent les lois sur l’urbanisme et la protection de l’environnement, épingler ces pollueurs en les prenant en flagrant délit de jets manifestes d’ordures sur la voie publique.
Ces faits sont, faut-il le rappeler, réprimés par la législation en vigueur à coups d’amendes sévères et autres saisies de véhicules si l’engin est lourds et se débarrasse de son chargement de déchets solides.
Alors, comment expliquer le fait que, ces personnes ayant un impact négatif sur l’environnement, qui participent à la pollution du CW 41 et qui profanent et souillent impunément leur environnement immédiat puissent échapper à la loi aussi facilement? «Le laxisme!», dira un résident de Hassi Ameur.
Et d’ajouter: « cette tolérance n’a fait qu’amplifier le fardeau supporté par les agents de nettoiement qui se tuent à enlever ces ordures. Et dès qu’ils le font, voilà que les pollueurs reviennent à la charge. Ça n’en finit pas. Il faut frapper d’un bras de fer», s’insurge notre interlocuteur.
Alors qu’attendent les décideurs pour contrecarrer ces pollueurs qui enfreignent l’Etat de droit au grand jour? Aribi Mokhtar


