
Mercredi dernier, la liste provisoire des bénéficiaires de logements sociaux de la commune de Hassi Bounif a été affichée.
Cela a, bien sûr satisfait les concernés et fait le mécontentement de ceux qui n’ont pas trouvé leurs noms sur cette liste de trois-cents logements.
Hier, journée de réception du public, cent personnes au moins, se sentant lésées et ayant formulé des demandes de recours, se sont rassemblées dans l’enceinte de la mairie dans l’espoir de voir le président de l’APC pour connaitre les raisons qui ont amené la Commission a ne pas retenir leurs noms parmi les bénéficiaires, mais aussi pour protester contre ce qu’ils considèrent comme une injustice.
Pointant du doigt certains ex-élus contre lesquels ils portent de graves accusation, ces mêmes personnes brandissant des récépissés de demande de logement datant de l’année 2000 et plus, se demandent comment se faitil que ceux qui ont déposé leurs dossiers plusieurs années après eux se trouvent sur la liste d’attribution, alors que ceux qui ont déposé leurs demandes depuis vingt ans ont été écartés.
«Mon récépissé de dépôt date de 2001, la commission d’enquête est passé chez moi deux fois.
Malheureusement, je ne figure pas sur la liste, c’est injuste! », dira une mère de famille.
Certaines personnes, reconnaissent que sur cette liste figurent des personnes qui méritent l’attribution de logement, mais certaines autres ne méritent pas du fait qu’elles ne sont pas dans le besoin.
Par ailleurs, ces mêmes personnes se demandent quel sort sera réservé aux baraques qui viennent d’être vendues par leurs propriétaires après avoir trouvé leurs noms sur la liste d’attribution.
Elles se son également interrogé sur le sort de celui qui veut passer le logement de fonction qu’il occupe à sa progéniture.
«Si tous les bénéficiaires de logements sociaux agissent de la sorte, nous n’allons jamais voir le jour, cela sera un cercle vicieux où notre tour n’arrivera jamais.
Nous interpellons le wali d’ouvrir une enquête sur les listes de la commune de Hassi Bounif», diront les contestataires.
Pour en savoir plus sur la question, nous nous sommes déplacés au siège de la mairie dans le but de voir le maire.
Malheureusement, l’édile était absent.
A.Bekhaitia


