
La langue arabe est à l’honneur à l’Institut français d’Oran qui a prévu un riche programme durant ce mois de décembre.
Exposition, théâtre, documentaires, lecture poétique et hommage au poète et écrivain Mahmoud Darwich sont à l’affiche de ce mois de décembre dans le cadre de la semaine de la langue arabe.
De quoi satisfaire tous les goûts pour célébrer la Journée mondiale de la langue arabe, le 18 décembre.
Au menu, figure aujourd’hui à 16 heures le vernissage de l’exposition de Ghellai Meryem autour de la calligraphie arabe intitulée remède arabe.
L’exposition s’étalera du 14 décembre au 4 janvier 2023.
Il y aura aussi la projection de deux moyens métrages autour de la langue arabe en présence des réalisatrices à 17 heures.
Ces deux films documentaires ont été réalisés par deux réalisatrices algériennes.
Le premier, intitulé «Je me suis mordu la langue» de Nina Khada, raconte l’histoire d’une jeune femme algérienne qui a grandi en France et qui tente de comprendre les subtilités de sa langue maternelle.
Dans ce documentaire de 25 minutes, la cinéaste raconte à la première personne, la recherche de la langue de son enfance, l’arabe dialectal qu’elle a perdu au fil des ans, elle qui a vécu toute sa vie en France.
Véritable quête identitaire, de lien et d’affirmation de soi, la jeune femme parcourt la capitale tunisienne comme un substitut du pays de ses ancêtres.
Elle partage ses interrogations avec les passants et filme leurs réponses pour tenter de retrouver une part de son identité.
Le deuxième documentaire qui sera projeté est intitulé : «La grosse moula ».
Ce film d’Amira Louadah raconte l’histoire d’une famille, celle de la réalisatrice, qui se pose la question de la transmission des langues dans le contexte de l’Algérie postindépendance et contemporaine.
Un espace intime qui se délite pour accueillir par saynètes des histoires d’autres algériens croisés dans la rue ou par son intermède: Hadj Mourad Sahmoune, l’imam de Ketchaoua, Hossam Ferhate, le vendeur à la sauvette qui rêve de l’Europe, Mekkia Benaama, la professeure d’université qui prépare la révolution de la langue algérienne…
À travers leurs perceptions multiples et contradictoires, un paysage linguistique se tisse, révélant des enjeux sociétaux autour des dominations sociales, des identités et de l’histoire dont l’histoire coloniale.
Ilyès N.


