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Japon: la Première ministre Sanae Takaichi met en garde contre la menace chinoise

Le Japon est confronté à « l’environnement sécuritaire le plus grave et le plus complexe depuis la Seconde Guerre mondiale », déclare Sanae Takaichi devant le Parlement. Les activités militaires de la Chine autour de notre pays s’intensifient. Elle resserre ses liens sécuritaires avec la Russie. Et une Corée du Nord qui renforce ses capacités nucléaires et balistiques, ajoute-t-elle. Et d’accuser la Chine de vouloir modifier par la force ou la coercition le statu quo dans les zones maritimes où elle dispute la souveraineté à ses voisins.

Dans ce contexte, Sanae Takaichi va réviser, cette année, les trois documents fondamentaux de la politique de défense du Japon. Elle prévoit d’accélérer les discussions sur un assouplissement de l’embargo sur l’exportation d’armes létales afin de permettre aux entreprises japonaises de vendre leurs équipements de défense à l’étranger.

La première femme à diriger un gouvernement japonais a déjà décidé d’accélérer la hausse des dépenses de défense pour les porter à 2% du PIB d’ici à la fin mars.

En novembre dernier, Sanae Takaichi s’est attiré la colère de la Chine en laissant entendre que le Japon pourrait intervenir militairement en cas d’attaque chinoise contre Taïwan. Aujourd’hui, elle assure vouloir bâtir avec la Chine une relation « constructive et stable » fondée sur des intérêts stratégiques communs.

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