
Ce n’est pas Venise même si ça lui ressemble et ce n’est pas une lagune même si les photos le laissent supposer. C’est un lac d’eaux usées, stagnantes, dégurgitées par le réseau d’assainissement de la rue Adda Hanifi à Hai Felaoucen (ex-El Barki).
La situation qui dure plus de quinze jours incommode les habitants de la cité El-Malak, ainsi que ceux de deux coopératives immobilières contraints de subir les odeurs nauséabondes et les eaux usées devenues une véritable menace pour le quartier.
Même les élèves de l’école primaire Tlemçani sont devenues les otages de cette situation.
«Depuis quinze jours, les équipes de la Seor et ceux de la Protection civile se relaient pour pomper l’eau, mais tous leurs efforts ne sont pas arrivés à bout de ce phénomène qui risque non seulement d’être à l’origine de graves maladies, mais aussi de provoquer des inondations dans les habitations du rez-de-chaussée.
Le remède de cette situation ne peut pas être du simple replâtrage ou un simple bricolage mais une véritable réhabilitation du réseau d’assainissement qui est en train de «dépérir», à El-Barki.
Les responsables locaux sont interpellés car le risque est grand pour les habitants de la rue Adda Hanifi et même pour tous les habitants de Hai Felaoucen car le réseau d’assainissement de la bourgade allie les malfaçons aux conséquences des interventions anarchiques qui ont dénaturé son tracé et surtout obstrué des segments C’est un véritable écheveau qu’il s’agira de démêler car selon plusieurs sources, les normes ont été foulées aux pieds dans la réalisation du réseau d’assainissement.
Des conduites sous-dimensionnées, des colonnes tertiaires reliées à des secondaires, des regards obstrués et la liste des défauts est longue.
En attendant que leur calvaire prenne fin, qui sauvera les habitants de la cité El- Malak du risque de la noyade dans les eaux usées?
Nassim B









