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La formule «Airbnb» échappe à tout contrôle : les agences immobilières confrontées à une concurrence déloyale

En 2023, le «Airbnb» a émergé en tant que nouvelle tendance touristique, attirant les vacanciers locaux et les touristes étrangers avides de culture et en quête de découvertes et d’expériences en Algérie.

Toutefois cette tendance fait de moins en moins d’adeptes, à Oran et ce, en raison des problèmes que cela induit et notamment du vide juridique, ainsi que l’inexistence de réglementation devant gérer ce mode de location.
Bon nombre de riverains et voisins d’immeubles de certains propriétaires, offrant leurs appartements en location, se sont retrouvés en galère avec leurs voisins en raison de la multitude de plaintes déposées suite aux multiples désagréments, notamment le tapage qu’ils subissent quotidiennement.
En effet, ils sont nombreux à Oran à mettre leurs appartements ou studios en location sur une plate-forme Internet de type Airbnb dans le but d’engranger un revenu complémentaire.
Cependant, cette nouvelle activité n’est régie par aucune loi.
Pis encore n’importe qui peut prospecter et louer sans que les services de sécurité publique n’en sachent quoi que ce soit.
Il s’agit là, de location qui n’exige ni document ni caution.
Il n’y a pas de décompte des nuitées, de numéro d’enregistrement, de questions sur le statut du locataire ou sur la nature exacte du bien et ce qu’ils en font réellement.
Il convient de noter que, ce genre de location, dite meublée ou saisonnière, encore appelée la location meublée de courte durée, concerne la location faite au profit d’une clientèle de passage généralement pour quelques jours ou quelques semaines.
A titre d’exemple : beaucoup d’habitants de l’avenue Larbi Tebessi (ex-Loubet), se sont plaint de ce genre de pratique qu’ils désapprouvent formellement et dénoncent publiquement.
Ce mode de location transgresse nos lois et notre culture, disent-ils, car, soutiennent- ils, l’on ne sait jamais qui se trouve dans nos paliers.
«Certains viennent en couple, sans présentation de livret de familles, des gens de mauvaises moeurs, avec des allées et venues qui laissent le voisinage perplexe », a déclaré, Amel B, une propriétaire de l’avenue Loubet.
Le tout se passe sur internet et à défaut de mécanismes répressifs du département de lutte contre la cybercriminalité, l’impunité semble pourtant la règle pour les usagers de ces plateformes.
«C’est tout le paradoxe, déplore notre interlocutrice. Dans ce même sillage et avec l’avènement des plateformes de location en ligne, les agences immobilières à Oran, qui faisaient face aux courtiers informels, sont confrontées à une concurrence sans précédent et déloyale.
Ces plateformes les plus utilisées pour l’Algérie sont, à savoir, le « Airbnb» et ‘’Marketpalce » de Facebook, avec leur large gamme d’options et leur facilité d’utilisation, attirent un nombre croissant de locataires potentiels.
Cela exige des agences immobilières qu’elles innovent et redoublent d’efforts pour maintenir leur part de marché.
Outre la concurrence des plateformes en ligne et l’évolution du comportement des consommateurs, les agences immobilières sont également confrontées à un environnement légal et aux charges réglementaires complexes.
Les lois sur la propriété et la location en Algérie sont souvent sujettes à des changements fréquents, ce qui peut ajouter de la difficulté à gérer une agence immobilière, sans que le numérique y mette du sien.
Rayen H

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