
Bien que les minoteries continuent à fonctionner à plein régime, une tension sur la semoule a refait son apparition ces derniers jours à Oran ce produit se fait de plus en plus rare, voire carrément introuvable au niveau des commerces et supérettes.
Pourtant, ce n’est pas la production qui manque sachant que le marché est alimenté de manière régulière, assure-t-on au niveau de la DICOPA qui dispose de nombreux points de vente à travers le territoire de la wilaya.
Bizarrement il a été constaté que toute la production, jugée conséquente, disparaissait des étals dans l’heure qui suit la livraison.
« Pourtant, il n’y a aucune pénurie en matière de blé et nous recevons régulièrement nos quotas en matière première”, assure-t-on de même source.
La seule explication plausible, selon les commerçants, serait la frénésie qui a touché le consommateur et peut-être les pratiques spéculatives.
Selon certains consommateurs et détaillants, le prix serait revu à la hausse auprès des grossistes de la région.
Plusieurs commerçants interrogés ont imputé cette pénurie au recours massif des citoyens au stockage de ce produit, contre une faible offre des grossistes.
Force est de constater que, depuis les campagnes de contrôle des différents services de répression et des fraudes, a eu beaucoup d’effet; d’où la réticence des commerçants à commercialiser ce produit de large consommation subventionné par l’Etat, donc manifestement contrôlé.
Selon l’Union général des commerçants et artisans (UGCA) de la wilaya, ainsi que l’association des protection du consommateur et son environnement, il faudrait mettre en place d’autres minoteries dans la wilaya d’Oran, de manière à ce que l’on puisse répondre aisément à la demande locale et ne pas dépendre des minoteries situés dans d’autre régions du pays.
Selon des explications, la wilaya d’Oran fait souvent les frais en subissant l’impact des pénuries enregistrés ailleurs, estiment certains commerçants.
Dans ce même contexte, l’on apprend que les produits alimentaires subventionnés, dont la semoule, la farine et l’huile de table, font l’objet de la contrebande.
En somme, les subventions généralisées des produits de large consommation sont à l’origine de la recrudescence du phénomène de la contrebande vers les frontières, si ce n’est de la spéculation locale.
Rayen H


