Insolite

La terrible histoire d’une famille algérienne qui vit dans un squat en France

En France, comme cette famille algérienne, de nombreuses familles étrangères se retrouvent confrontées à des conditions de vie précaires. Zouleïkha et ses trois enfants ont quitté l’Algérie avec l’espoir d’une vie meilleure. Mais leur rêve s’est transformé en cauchemar.

Le site L’Etudiant a recueilli le témoignage de cette femme algérienne sans domicile fixe dont les enfants sont scolarisés, notamment au collège. Après un passage dans un centre d’hébergement d’urgence, la famille s’est retrouvée à squatter un bâtiment désaffecté de la ville de Lyon. Les murs dégradés, les fenêtres brisées et l’absence de confort sont le quotidien de Zouleïkha et de ses enfants.

Cet immeuble abandonné depuis plusieurs années est devenu leur nouveau foyer, mais la menace d’expulsion plane rapidement sur eux. La régie a ordonné leur départ pour le 5 septembre, juste après la rentrée scolaire des enfants. Mais grâce à l’aide d’associations locales, ils parviennent à retarder cette échéance.

« Tout le monde se moquait d’elle à l’école »

Pour Nermine, l’aînée, l’école est devenue un lieu de souffrance. Les difficultés d’intégration, liées à la barrière de la langue et aux différences culturelles, l’ont rapidement isolée.  Malgré les efforts de ses professeurs, Nermine a du mal à trouver sa place en raison des moqueries de ses camarades. « En Algérie, elle était parmi les meilleurs, mais à son arrivée en CM2 en France, elle a eu du mal. Tout le monde se moquait d’elle à l’école, elle rentrait en pleurant », raconte la mère de famille algérienne.

Consciente de la vulnérabilité de ses enfants, Zouleïkha leur a demandé de taire leur situation de sans-papiers. Le regard des autres, la peur d’être jugés, sont des fardeaux trop lourds que la famille porte. « Je lui ai dit de garder son secret pour elle. Sinon, les élèves vont se moquer du fait qu’elle n’a pas de papiers et qu’elle vit dans un squat. Je ne veux pas qu’elle revive ce qu’elle a vécu l’année dernière, elle était très seule. J’essaie de la soutenir. Si nous sommes en France, c’est pour sa réussite scolaire », confie Zouleïkha.

« Vivre dans un squat est un combat constant », dit la mère de famille algérienne

La mère de famille algérienne explique que vivre dans un squat est un combat constant pour maintenir une certaine normalité dans la vie quotidienne. La précarité affecte non seulement les conditions matérielles mais également le bien-être émotionnel de ses enfants. Zouleïkha s’efforce de protéger ses enfants des regards extérieurs et des jugements liés à leur situation. Mais la mission semble très compliquée.

Le soutien d’associations locales a permis à la famille algérienne de retarder son expulsion, mais leur avenir demeure incertain. Malgré les efforts déployés pour prolonger leur séjour dans le squat, la situation légale est floue et peut changer à tout moment. Cette instabilité rend difficile tout projet d’avenir, tant pour la scolarité des enfants que pour la recherche d’un emploi pour la mère de famille algérienne.

https://observalgerie.com

Bouton retour en haut de la page