Les participants à la 3ème édition du séminaire national sur « le rôle des bibliothèques publiques dans l’ancrage de la culture nationale et la sauvegarde des archives et de la mémoire collective », ont plaidé, au terme de leurs travaux lundi à Laghouat, pour une stratégie nationale globale de la lecture
et des bibliothèques publiques promouvant l’identité nationale et la mémoire collective.
Les intervenants, universitaires, chercheurs, bibliothécaires, archivistes, ainsi que des représentants d’établissements culturels du pays, ont mis l’accent sur le renforcement du cadre juridique et organisationnel
de ces structures publiques, leur conférant la mission qui leur échoit dans les stratégies culturelles nationales.
Ils ont recommandé la modernisation de ces structures, par une dotation en moyens et équipements numériques,
la création de centres de la mémoire au niveau de chaque bibliothèque principale, en vue d’archiver le patrimoine local.
La qualification des bibliothécaires dans la gestion numérique de la mémoire, la création de contenus, l’encouragement de la recherche scientifique et des projets académiques sur des témoignages vivants et oraux,
la création d’une plateforme numérique nationale regroupant le patrimoine culturel national à mettre à la disposition des lecteurs et des chercheurs, ont été d’autres questions prônées par les intervenants.
Selon la directrice de la bibliothèque de Laghouat, Sara Kaddouda, cette rencontre de deux jours, initiée sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, en coordination avec le centre de recherche en sciences islamiques et de civilisations de Laghouat, constitue un espace idoine pour échanger les expériences entre les parties concernées par les bibliothèques et la sauvegarde des archives.


