
Le bureau des droits humains des Nations unies s’est dit, vendredi, «horrifié» par la poursuite des violences à Ghaza, où des centaines de personnes sont tombées en martyrs depuis le début de la trêve.
«La crise à Ghaza est loin d’être terminée», a affirmé Ajith Sunghay, chef du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) dans les territoires palestiniens occupés. «Des personnes meurent chaque jour, tant en raison des attaques (sionistes) que des restrictions imposées par l’entité sioniste à l’entrée de l’aide humanitaire, en particulier les abris, ce qui entraîne des décès dus au froid et à l’effondrement des bâtiments», a-t-il ajouté.
Dernier exemple en date, au moins 11 Palestiniens ont perdu la vie dans une attaque de l’armée sioniste survenue mercredi. Au total, 477 personnes sont tombées en martyrs depuis le début du cessez-le-feu, selon les autorités sanitaires de Ghaza. Selon l’agence, les violences se poursuivent dans l’ensemble de la bande, y compris à proximité de la «ligne jaune», une zone de séparation tracée par les autorités sionistes à l’intérieur de Ghaza.
Le mois dernier, le chef du HCDH, Volker Türk, avait rejeté fermement la notion selon laquelle cette ligne représenterait une frontière légitime.
Entre le cessez-le-feu (10 octobre 2025) et le 21 janvier 2026, son bureau a recensé au moins 216 morts, parmi lesquels 46 enfants et 28 femmes, notamment lors de frappes de drones sionistes visant des abris de Palestiniens déplacés et des immeubles résidentiels. A ces attaques s’ajoutent les conséquences de conditions humanitaires qualifiées de désastreuses, responsables notamment de la mort par hypothermie d’au moins neuf enfants.
Le responsable onusien s’est également alarmé des atteintes répétées à la liberté de la presse. «Des journalistes palestiniens sont tués et les journalistes internationaux sont toujours interdits d’entrée à Ghaza», a dénoncé Ajith Sunghay, en référence à une frappe sioniste ayant visé un véhicule transportant trois journalistes palestiniens dans le centre de l’enclave palestinienne.
Ces morts portent à 292 le nombre de journalistes palestiniens tombés en martyrs depuis le 7 octobre 2023, date du début de l’agression sioniste contre Ghaza.


