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Le nouveau chef de daïra d’Es-Sénia se réunira mardi avec les recalés des bidonvilles CUMO et S’bika

A peine installé, le nouveau chef de la daïra d’Es-Sénia M. Abdelkader Ghebrini a fait face à sa première prise de contact avec les protestataires exclus de l’opération de relogement des occupants des bidonvilles de CUMO et S’bika.

En effet, jeudi, le jour de l’installation par le wali des nouveaux chefs de daïras affectés à Oran dans le cadre du vaste mouvement opéré par le ministère de l’intérieur, près de 300 personnes se sont rassemblées devant le siège de la daïra d’Es-Sénia afin de faire part au nouveau responsable de leur situation après le relogement de leurs voisins et l’éradication des bidonvilles.
M. Ghebrini qui a expliqué qu’il vient juste d’être installé et qu’il n’a pas encore pris connaissance du dossier, a donné rendez-vous aux protestataires de les rencontrer mardi prochain, afin de discuter de ce problème, tout en affirmant que les dossiers en suspens seront réétudiés au cas par cas, affirmant que toute personnes qui a le droit au relogement obtiendra gain de cause. Le nouveau chef de la daïra d’Es-Sénia a été mis directement dans le bain, et a eu un aperçu de ce qui l’attend dans ces nouvelles missions à Es-Sénia. Notamment que cette région de la wilaya abrite encore d’autres bidonvilles qui n’ont pas été concernés par cette opération, et qui devra prendre en main, en vue de leur éradication dans le cadre de la stratégie de l’Etat visant d’en finir avec l’habitat précaire et mettre fin aux conditions de vie difficiles des citoyens qui y habitent, d’un côté, et de l’autre barrer la route aux opportunistes qui ont fait de ce programme leur terrain de jeu en multipliant les escroqueries.
C’est donc une lueur d’espoir pour les recalés du relogement des habitants des bidonvilles avec ce remaniement, eux qui n’ont pas baissé les bras depuis l’affichage des listes et sont décidés à tout faire afin d’être relogés au même titre que les autres occupants des bidonvilles.
Pour les services de la daïra, c’est du pain sur la planche, surtout avec les premiers rapports qui ont affirmé que les personnes recalées ne répondent pas aux critères du programme social que ce soit par la situation sociale, l’ancienneté dans le bidonville et la possession d’autres biens ou d’autres aides de l’Etat, ce qui est contraire à la loi. Le cas de l’imam du site CUMO qui vient d’être repêché après sont écartement dans la première opération, a ressuscité l’espoir chez ces familles qui jouent leur dernière carte pour le relogement.
Le rendez-vous de mardi sera donc crucial pour l’avenir de ces familles, et l’occasion pour clore ce dossier définitivement, et mettre le cap sur d’autres bidonvilles à reloger.
J.M

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