
Le Palais des congrès de haï Es-Sabah transformé depuis quelques années en maison d’artisanat, connaîtra enfin un autre sort.
En effet, le wali d’Oran Saïd Sayoud vient d’annoncer que l’infrastructure sera mise en vente aux enchères pour le céder à un opérateur privé ou un investisseur qui saura l’exploiter. Censé être le lieu des rencontres et des conférences par excellence, le centre de Hai Es-Sabah érigé depuis 20 ans pour une somme de 200 milliards de centimes, a connu une longue période d’abandon et d’oubli qui se sont reflétés sur sa façade complètement détériorée.
Le wali d’Oran veut, à travers cette décision, mettre fin à toute ces années d’abandon, et permettre à ce centre stratégiquement situé au rond-point de haï Es- Sabah mitoyen de la cité Djamel, à l’USTO, Sidi Maârouf et des nouvelles cités d’El Yasmine.
De plus, ce lieu est desservi par le tramway d’Oran, ce qui fait de lui, une attraction pour les investisseurs qui seront nombreux à vouloir le récupérer. Achevés à 90%, les travaux de ce Palais des congrès sont depuis 2017 à l’arrêt, plusieurs tentatives de relancer les travaux ont été vouées à l’échec.
La wilaya d’Oran avait même accordé le projet à 9 entreprises afin d’en finir avec ce souci, mais en vain. Lancé depuis 2005 et pratiquement achevé, le palais de culture de Hai Sabah est à l’état d’un abandon total. 16 longues années et sa réalisation a connu déboires après déboires. Ce lieu était prévu pour abriter la conférence internationale « GNL 16» tenue en avril 2010 à Oran, avant d’être rattaché au secteur de la Culture, pour permettre au palais des conventions de Akid Lotfi d’être achevé et prendre sa place.
Depuis, les carences de l’administration et des entreprises engagées ont fait que cette infrastructure qui a coûté des milliards, ont fait que ce lieu soit laissée à l’abandon avant de commencer à s’effriter peu à peu. Le futur acquéreur aura une grande tâche de réhabilitation pour pouvoir remettre les pendules à l’heure et permettre à la wilaya d’Oran d’exploiter ce lieu pour lequel 200 milliards de centimes ont été déboursés.
J.M


