Jérusalem – À moins de 48 heures de leur départ, 27 élus français de gauche ont vu leur entrée interdite par l’entité sioniste, alors qu’ils devaient effectuer une visite diplomatique de cinq jours, à l’invitation du Consulat général de France à Jérusalem.
Parmi les personnalités visées par cette interdiction figurent les députés François Ruffin, Alexis Corbière, Julie Ozenne, ainsi que les membres du Parti communiste français Marianne Margaté et Soumya Bourouaha, accompagnés d’autres maires et représentants locaux.
La délégation devait se rendre à la fois dans les territoires occupés et dans les zones administrées par l’entité sioniste, dans le cadre d’un programme axé sur le renforcement de la coopération internationale et la promotion de la culture de la paix.
« Une punition collective » dénoncée
Dans une déclaration commune transmise à l’AFP, 17 élus dénoncent une décision brutale et injustifiée, assimilée à une punition collective. Ils appellent le président Emmanuel Macron à réagir face à ce qu’ils considèrent comme une atteinte directe à leurs mandats républicains.
« Empêcher volontairement des parlementaires français de se rendre sur place est une provocation grave et une rupture symbolique dans nos relations diplomatiques », ont-ils affirmé.
Cette décision, sans justification officielle immédiate, survient dans un contexte international tendu, et pourrait marquer un tournant dans les rapports entre Paris et l’entité sioniste, d’autant plus que ce type d’interdiction visant des élus reste rarissime.


