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Les balcons vétustes au centre-ville d’Oran représentent une menace pour la sécurité des piétons

Au centre-ville d’Oran, les piétons sont sérieusement exposés aux chutes soudaines de morceaux de maçonnerie provenant de balcons fragiles et complètement délabrés. En effet, le danger est bien réel et menace à tout moment les piétons en raison de la vétusté avancée de certains immeubles, en particulier de leurs balcons dont la construction remonte à plus d’un siècle.

Le dernier incident majeur de ce genre s’est produit l’année dernière, lorsqu’une partie immense de la terrasse d’un immeuble datant de l’époque coloniale, situé rue Harouni Bouziane à Saint-Charles, en plein centre d’Oran, s’est détachée et est tombée lourdement sur le toit d’une supérette et sur un véhicule stationné. Heureusement, il n’y a eu aucun blessé, miraculeusement, parmi les passants qui se trouvaient en dessous.

Cependant, le problème réside dans le fait que la plupart des bâtiments du centre-ville d’Oran sont anciens et que leurs balcons, fragilisés par le temps et l’usure, représentent une véritable menace pour les piétons qui passent souvent en famille en dessous, ignorant le danger mortel qui les guette au-dessus de leur tête. Par exemple, la rue Mohamed Boudiaf (anciennement rue de Mostaganem), en particulier aux abords de la cité Perret, est tristement célèbre pour les pans de balcons d’immeubles en ruine menaçant sérieusement la vie des piétons.

« Personne n’est à l’abri, nous sommes tous en danger. Nous constatons régulièrement des chutes de pierres soudaines, surtout lorsqu’il pleut ou qu’il y a du vent », déclare l’un des habitants du quartier, contraint de passer par cette rue très fréquentée tous les jours. Il ajoute : « Pour ma part, j’ai la chance de connaître les lieux, je ne marche jamais sous ces balcons. Je préfère courir le risque de la route plutôt que de mourir après avoir été touché par un débris de maçonnerie ou de souffrir d’un traumatisme crânien. Les gens ne connaissent pas les risques encourus, sinon ils marcheraient avec des casques sur la tête », ironise notre interlocuteur.

Quelques pâtés de maisons plus bas, dans le quartier populaire de Saint-Pierre, la situation est encore plus grave, car la plupart des balcons situés sur les façades extérieures des immeubles risquent de s’effondrer à tout moment. Ces dalles vétustes, ne reposant sur rien et entourées de garde-corps, de rampes ou de balustrades en métal dans un état de dégradation avancée, représentent de réels dangers pour les passants en cas de chute inévitable, avec leurs structures métalliques et autres briques et pierres solides.

Rédaction Web

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