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Les commerçants refusent toujours de vendre du lait en sachet et la crise perdure : la DCP d’Oran ouvre une enquête

La crise du lait en sachet que les Oranais croyaient désormais appartenir au passé, a ressurgi de nouveau, ces dernières semaines.

En effet, après les opérations de contrôle des services de la direction du Commerce interdisant aux marchands de dissimuler la marchandise tout en respectant le prix de 25 DA subventionné par l’Etat, beaucoup de commerçants ont carrément refusé de vendre le lait en sachet aux clients, de peur de représailles en cas de plainte.
Du coup, la crise s’est de nouveau installée au grand dam des citoyens qui sont encore obligés à se lever tôt le matin, et faire la chaîne pour avoir ce fameux liquide.
D’autres commerçants ont compensé la perte essuyée par le prix fixé à 25 DA, par la vente du sachet, habituellement gratuit.
D’autres t’obligent à acheter ou à devenir un client fidèle pour bénéficier d’une «faveur» et avoir quelques sachets chaque matin.
Une situation anarchique qui a remis à zéro tout le travail accompli par la direction du Commerce et des prix.
Cette dernière a relancé ses sorties d’inspection ces derniers jours afin de prendre les mesures adéquates et stabiliser le marché.
Pour un père de famille:« La crise n’était pas vraiment résolue, puisque dès l’instauration des mesures de la tutelle, les commerçants ont dans la foulée renoncé à vendre le lait en sachet, ce qui a créé une carence dans l’offre qui était beaucoup plus inférieure à la demande.
» et d’ajouter : « Je me lève à la prière de l’aube pour pouvoir acheter 2 sachets de lait, car je ne peux pas acheter de la poudre de lait, si les commerçants ne veulent pas mettre en vente ce produit, les points de vente de l’Etat seront indispensables pour garantir la distribution.
» La tutelle avait pris il y a quelques mois des mesures strictes afin de réguler le marché et mettre fin à la pénurie de lait, à travers une nouvelle carte de production et de distribution du lait.
De son côté, la direction du commerce d’Oran a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les raisons pour lesquelles les commerçants refusaient de proposer du lait, menaçant d’engager des poursuites judiciaires à leur encontre.
Les besoins quotidiens de la wilaya sont estimés à 520.000 litres par jour.
La DCP a transmis un rapport de la situation au ministère de tutelle pour bénéficier de quantités supplémentaires de produits laitiers provenant d’autres wilayas afin de pouvoir couvrir le déficit enregistré.
J.M

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