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Les demandes augmentent face à la sécheresse qui persiste en ce mois d’octobre : les fellahs recourent au forage des puits

La sécheresse en cette fin du mois d’octobre inquiète les responsables du secteur de l’agriculture et les fellahs oranais. Ces derniers partent à la recherche des sources d’eau pour l’irrigation de leurs terres, et sollicitent la direction de l’hydraulique et des ressources en eau afin de trouver la solution adéquate.

La tutelle n’a pas tardé à réagir à ces do léances, et affirmé que des mesures ur gentes sont prises afin de faire face à cette sécheresse, surtout que les prévisions météo indiquent que cette vague de chaleur et de sécheresse va durer encore plusieurs jours.
Pour ce faire, il a été procédé à l’amendement du décret exécutif 08-148 relatif aux modalités d’octroi des autorisations pour l’exploitation des ressources en eau par le décret exécutif 21-260 du 31 juin 2021, outre l’émission d’arrêtés ministériels pour l’application des facilitations.
La direction des ressources en eau qui enregistre un taux très élevé des demandes d’autorisation pour le forage des puits, a affirmé que ces facilitations sont accordées aux agriculteurs afin qu’ils puissent irriguer leurs terres.
La commission chargée de la réception et l’étude des dossiers de demandes, vient en effet d’accepter une quinzaine de dossiers ces derniers mois.
Cette commission est composée rappelons-le, des représentants des directions de l’hydraulique, du Bassin hydrographique, de l’Agence nationale des ressources en eau (NARE) et des Services agricoles (DSA).
Un chiffre appelé à augmenter avec cette vague de sécheresse qui contraindra les fellahs à trouver des alternatives.
Nos sources affirment que, 56 demandes sont actuellement entre les mains de la commission, qui tranchera prochainement sur l’autorisation.
La tutelle lutte parallèlement contre la réalisation informelle de ces puits qui ne seront pas soumis au contrôle des agents spécialisés, notamment pour l’utilisation domestique, chose qui porte préjudice à la nappe phréatique.
Outre la réalisation des forages, une stratégie visant à faire face à cette crise chronique est mise en place par la tutelle afin d’éliminer la dépendance aux eaux de surface et souterraines en les remplaçant par l’eau de mer dessalée.
Cette stratégie repose aussi sur le suivi de la mobilisation des ressources en eau conventionnelle et l’augmentation de leurs capacités de stockage.
Par ailleurs, les barrages qui sont la source principale d’approvisionnement des agriculteurs en eaux d’irrigation, sont affectés par le manque de pluviométrie ce qui a contraint les responsables du secteur à s’orienter vers l’utilisation d’un nouveau mode qui repose sur l’exploitation des eaux usées traitées comme c’est le cas avec la plaine de M’leta.
Pour rappel, les eaux souterraines (puits et forages) répondent actuellement à près de 50% des besoins de la population, soulignant que le secteur s’emploie à réduire ce taux d’ici 2030 à 20%, avec l’entrée en service de toutes les stations de dessalement de l’eau de mer.
J.M

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