La wilaya d’Oran n’a pas été épargnée par le vaste mouvement de grève des transporteurs qui contestent le nouveau projet du code de la route.
Ce début de semaine qui a coïncidé avec le retour des classes des trois paliers du secteur de l’Education et des étudiants des universités a été perturbé par cette grève qui a bloqué les usagers voulant rallier Oran depuis les wilayas. Si le trafic des bus du transport urbain n’a pas été très impacté, le transport suburbain et interwilayas a été quasiment inexistant, selon le constat fait à travers les agences routières et les stations de la ville.
Au niveau des universités, les examens prévus cette semaine ont même été reportés à cause du nombre élevé des étudiants n’ayant pas pu se déplacer, après une quinzaine de jours de vacances. Face à l’absence des bus et des taxis, les citoyens de la périphérie d’Oran et des autres wilayas ont recouru aux transporteurs clandestins, qui n’ont pas raté l’occasion pour élever les prix des courses profitant de la situation.
À cet égard, M. Benaboud Kada, responsable de l’organisation au sein du syndicat national des chauffeurs de taxi au niveau de la wilaya d’Oran, a expliqué que les lignes de transport urbain et les taxis, affiliés à la section syndicale de l’UGTA, n’ont pas rejoint la grève annoncée par les transporteurs, contrairement aux autres wilayas du pays.
Précisant que le syndicat a informé les chauffeurs via les pages des réseaux sociaux de la nécessité de maintenir leur activité afin de garantir la continuité du service public dans les meilleures conditions et de préserver l’intérêt général, en attendant une rencontre avec le ministère des Transports ce mardi pour soumettre les préoccupations et les revendications à examiner.
En ce qui concerne l’activité du transport par taxis inter wilayas, le même interlocuteur a confirmé que l’agence d’USTO, qui comprend de nombreuses lignes inter wilayas, a connu un arrêt total à l’exception de la ligne reliant Oran à Sidi Bel Abbès et vice versa, tandis que les autres lignes étaient en grève.
La situation devrait se débloquer avec le communiqué du ministère affirmant que rien n’a été décidé, et que la loi attend encore l’approbation du Conseil de la Nation, avec des modifications sur certaines lois encore confuses.
J.M


