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Les fellahs assurés à Oran représentent seulement 1% du taux national

Force est de constater que les contraintes agroclimatiques naturelles, conjuguées aux effets plus récents du changement climatique et les feux de forêts, pèsent sur le développement de l’agriculture dans la région, contraignant les agriculteurs à opter pour une assurance.

Cependant, les fellahs ne semblent pas être très emballés par ce concept au niveau de la wilaya d’Oran.
En effet, selon un récent bilan, il s’est avéré que, le taux d’exploitations agricoles ayant contracté des assurances ne représente que 1% du nombre d’assurés sur le territoire national, annonce une source de la Caisse nationale de la mutualité agricole (CNMA).
Les agriculteurs algériens en général et ceux de l’Oranie en particulier sont confrontés à de nombreux risques pouvant provoquer des pertes de récoltes et des baisses importantes de leurs revenus et, à cause notamment, de la sécheresse ayant sévi ces derniers temps, sachant que notre pays est reconnu pour être une région semiaride.
Il y a lieu de savoir que les systèmes d’assurance agricole existent depuis de longues années, mais le taux de pénétration restent faible, et ce, de l’aveu même des fellahs rencontrés.
Selon eux, le secteur agricole semble donc peu protégé au regard des enjeux.
Néanmoins, des innovations sont aujourd’hui mises en oeuvre ou en préparation dans chacune des régions du pays.
C’est ce qui a été évoqué, hier lors de la journée d’étude sur l’investissement organisé au CCO, en présence du wali d’Oran, où il a été pris acte de cette problématique à la quelle les fellahs sont confrontés depuis plusieurs années.
Selon nos sources, des campagnes de sensibilisation devront être lancées à l’adresse des fellahs, pour les inciter à souscrire à une assurance, voire donner des explications sur le système et la mutuelle dédié à cette catégorie d’opérateurs économiques.
Pourtant, les investissements dans le secteur agricole ont très fortement augmenté à Oran. Selon des sources de la direction des Services agricoles (DSA), Oran dispose de près de 590 exploitations agricoles collectives.
Celles-ci, occupent 46.788 ha et les exploitations individuelles (3.190) occupent 23.738 ha.
«Il existe des terres agricoles détenues par des particuliers à titre privé, mais les superficies, compte tenu des problèmes liés à l’héritage, sont, sans commune mesure, avec celles de meilleure qualité relevant du domaine étatique », précise-t-on à ce sujet.
Les cultures céréalières et fourragères occupent la plus grande partie avec 54.000 ha. Les arbres fruitiers occupent 11.480 ha, dont 8.541 ha pour les oliviers, 2.500 ha les arbres à noyaux et seulement 390 ha pour les agrumes.
La viticulture occupe 570 ha et les cultures maraîchères environ 4.800 ha.
En termes de production, Oran a produit la saison dernière 137.878 quintaux d’olives, 35.087 quintaux de raisin et 35.446 quintaux d’agrumes.
Pour ce qui est des céréales, toutes variétés confondues (blé, orge, etc.), alors que la saison des moissons-battages était en phase de préparation, l’estimation est de 500.000 quintaux, estime un responsable à la DSA.

Rayen H

 

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