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Les instructions du ministre ne sont pas respectées dans certaines écoles

Les cartables sont toujours aussi lourds

Deux semaines après la rentrée scolaire, le problème du poids des cartables n’est toujours pas résolu dans certaines écoles.

Maintes fois décrié, les élèves souffrent de ce fléau malgré les efforts de certains établissements.
Les instructions du ministre de l’Éducation nationale, Abdelhakim Belabed, relatives à la nécessité de l’allègement du poids du cartable, sont diversement appliquées à travers les établissements scolaires à Oran.
Si dans certaines écoles, des efforts ont été consentis pour alléger le poids du cartable, dans d’autres établissements scolaires, les directives du ministre de l’éducation nationale ne sont pas respectées.
Les parents d’élèves s’alarment sur ce fléau et réclament « des enquêtes pour vérifier l’application des instructions du ministre de l’Éducation nationale dans les établissements scolaires ».
Nihad, 8 ans, est une élève de troisième année dans une école primaire à Bir El Djir.
Son cartable est très lourd. Il contient 13 cahiers et deux manuels. Elle se plaint de mal de dos. Ses parents ne savent plus à quel saint se vouer.
«Un sac trop lourd est source d’inconfort au quotidien, c’est fatigant et l’enfant peut adopter des postures de compensation en se penchant sur le côté par exemple avec un sac en bandoulière sur une épaule », alerte sa mère qui est médecin.
Nihad se plaint de douleurs de dos et au niveau de l’épaule, ce qui n’a rien d’anodin, et d’autant plus chez une enfant en pleine croissance.
«Pour une meilleure organisation, il est possible de faire chaque matin, une liste de tout ce dont l’élève a besoin durant la journée, pour qu’il n’apporte que les fournitures nécessaires et rien d’autre», estime sa mère.
Pourtant, plusieurs instructions ont été données par le ministre de l’Éducation nationale pour alléger le poids des cartables « en application des instructions du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.
Les écoliers de la 1ère à la 3è année primaire doivent, par exemple, bénéficier d’un double exemplaire de manuels scolaires, l’un qui reste à l’école et l’autre à la maison.
Le ministre a aussi ordonné que les écoles primaires soient dotées d’armoires pour ranger les manuels. «Il y a un poids à ne pas dépasser: il correspond à 10% du poids de l’enfant. Si l’enfant pèse 30 kg, le sac qu’il transporte doit donc peser trois au maximum», conseille le médecin.
Le calcul est simple, pourtant les sacs à dos et cartables restent bien trop lourds.
Ilyes. N

 

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