
Les souscripteurs du projet dit des 120 logements sociaux participatif (LSP) dans la commune d’Arzew qui date de 2004, sont encore une fois montés au créneau pour dénoncer le retard de la livraison de cet ensemble immobilier. Toutefois, contrairement aux formes « classiques » de protestation, ces derniers ont innové en recourant à une action inédite et pacifique «manifestation postale».
En effet, les souscripteurs à ce projet qui estiment avoir été arnaqués ont décidé d’envoyer une lettre destinée au wali d’Oran et une copie pour information postée au ministre de l’Habitat, par près de 120 postulants dans la même journée avec accusé de réception, selon M. Said Mehalli président du comité de quartier.
Il y a lieu de rappeler que, la réalisation de ces 120 logements confiée à un entrepreneur privé est devenue un véritable cauchemar pour les souscripteurs.
«Les acquéreurs regroupés dans une page Facebook ont publié tous les reçus de l’accusée de réception», a ajouté notre source qui par le biais d’une correspondance dont nous détenons une copie, interpelle le wali sur leur situation.
«Le projet avait été initié et confié en 2004 sous la formule (LSP) à une entreprise privée.
Cette dernière s’est chargée de la collecte des dossiers et avait encaissé la totalité des tranches financières après avoir fait signer les intéressés des contrats de vente sur plan (VSP).
« Mais quelques mois après, les travaux s’arrêteront subitement et un seul immeuble fut érigé en gros oeuvres », dira un souscripteur.
Cette situation a poussé certains souscripteurs qui étaient dans l’urgence de trouver un toit pour les abriter à occuper leurs logements dépourvus des commodités les plus élémentaires, notamment le réseau d’assainissement des eaux usées, l’électricité et le gaz ainsi que l’eau potable, alors que les autres acheteurs sur plan attendent toujours une solution à leur calvaire.
«Les occupant de l’immeuble ont pu obtenir de la part du Contrôle technique des constructions (C.T.C), en 2015, la non-conformité de ce bâtiment à l’habitation à cause de certains anomalies comme les fissures et les malfaçons.
Munis de ce document, ces citoyens demandent au ministre de l’Habitat d’intervenir afin de les reloger dans le cadre d’une autre formule.
Ces derniers lancent un véritable cri de détresse aux autorités pour leur trouver une solution.
Ils dénoncent également le fait d’être portés sur le fichier national du logement comme acquéreur de logement alors qu’ils sont à la rue et cela les empêchent de se porter sur les formules de logements actuelles de logement.
Mehdi A


