
Le lancement des projets de station de traitement des eaux usées (STEP) est toujours hypothéqué par les procédures administratives.
Inscrits dans le programme de la direction des Ressources en eau de la wilaya d’Oran pour éradiquer les rejets des eaux usées dans les zones humides qui se déversent depuis plusieurs années dans le Lac Télamine et Dhayat Morsli, ces projets tardent à se concrétiser.
Les démarches procédurières pour le choix d’une entreprise qualifiée pour la réalisation de ce type d’infrastructures de grande importance pour cette zone humide, en est souvent la cause.
A Gdyel et, faute d’absence de ces STEP, les eaux usées « générées » par les multiples entités implantées dans la zone industrielle de Hassi Ameur sont déversées directement sur le plan d’eau du lac Télamine accentuant ainsi sa pollution.
Les eaux usées rejetées par les communes de Boutlélis et Misserghine se déversent, quant à elles, dans la grande Sebkha d’Oran, d’où la nécessité de réaliser de nouvelles stations d’épuration.
A Oued Tlélat, les eaux sont déversées sans traitement dans la zone humide Dayet Oum Ghelaz, fort heureusement une station de traitement des eaux usées est en cours de réalisation et qui est en phase de réalisation d’un exutoire principale.
La perspective consiste à détourner définitivement les canalisations d’assainissement de cette zone protégée, indique-t-on.
Dans ce contexte, il y aura lieu de veiller non seulement à contenir sainement les eaux usées et le drainage des eaux pluviales, mais aussi à éradiquer de manière définitive les rejets industriels, qui sont une source de très forte pollution de l’environnement.
Notons que le lac Dhayat Morsli, sis dans la commune d’Es-Sénia, qui s’étend sur une superficie de 150 hectares est devenu un réceptacle d’énormes quantités d’eaux usées à travers trois points à savoir haï Dhaya (ex- Petit Lac), Aïn El Beïda et Es-Sénia- village.
L’étude de réalisation de deux nouvelles stations vient d’être bouclée, alors que la procédure administrative prend beaucoup de temps.
Les autorités publiques ont pu constater les dégâts de la pollution sur les espèces animales et végétales de ces zones humides, comme en témoigne la récente catastrophe écologique constatée de près d’une centaine de cadavres d’oiseaux migrateurs (Flamant Rose), morts vraisemblablement des effets de la pollution.
Le fait le plus saillant est qu’un grand nombre d’entreprises industrielles installé dans ces localités ne sont pas dotées de stations d`épuration.
Pourtant, le problème a bel et bien été réglé dans d’autres localités comme Ain El Turck et Oran, notamment grâce à une stratégie de développement globale pour l’amélioration des systèmes d’assainissement qui s’appuient sur un programme à court et moyen termes.
Il conviendra de rappeler qu’outre la préservation de ces zones écologiques, ces stations contribueront à améliorer le cadre de vie des habitants de plusieurs communes et localités qui souffrent à cause du problème de collecte et d’acheminement des eaux usées.
Rayen H


