
La récente campagne de contrôle, réalisé au niveau de certaines localités de la commune d’Oran, a porté sur plusieurs échantillons d’eau prélevés au niveau de quelques de puits et de sources.
Les résultats des analyses effectuées ont fait ressortir que, les eaux d’un grand nombre de puits, notamment à El Hassi, sont de mauvaise qualité bactériologique.
Les résultats révèlent, notamment, un taux élevé de nitrate dans les trois principaux puits, où l’eau du colportage est puisée, indique-t-on.
Sur ce fait, la direction de la Santé et de la Population (DSP) a été avisée par les services communaux pour prendre les dispositions nécessaires.
Ces puits et ces sources ont été identifiés par des fiches techniques indiquant leurs coordonnées et la nature de la pollution.

C’est dans cette partie ouest dont les lieudits « El Hassi » et « Coca», qu’une grande partie des colporteurs d’eau s’approvisionne, a-ton fait savoir de même source.
Les échantillons d’eaux examinés, qui ont été prélevés, analysés et interprétés selon les normes en vigueur révèlent que, les consommateurs encourent un grand risque en buvant cette eau.
Les analyses ont été effectuées sur des échantillons en recherchant éventuellement les germes indésirables: Germes totaux, coliformes totaux, coliformes fécaux, streptocoques fécaux et clostridum sulfito-réducteurs.
Ces opérations visent à assurer la qualité de l’eau potable et à garantir la santé publique.
L’APC d’Oran, en collaboration avec les éléments de la Sûreté de wilaya et de la direction de l’Environnement de la wilaya d’Oran, ainsi que la Gendarmerie nationale, sont engagées dans ces actions pour préserver l’environnement et garantir la sécurité sanitaire des habitants.
Malgré le danger et les campagnes de sensibilisation, les citoyens oranais continuent de s’approvisionner auprès des colporteurs d’eau.
La majorité des cas d’hépatite A, enregistrés à Oran et les quartiers périphériques de la wilaya en raison de la présence de foyers de contamination sont dus essentiellement à la consommation d’eau colportée.
C’est un vrai sujet de préoccupation pour les services sanitaires qui soupçonnent la présence d’éléments dangereux dans le liquide servi aux citoyens par des colporteurs peu scrupuleux de la qualité du précieux liquide.
Qui plus est, à Oran comme ailleurs, de nombreux citoyens ont pris cette habitude par souci purement financier de se rabattre aussi sur les vendeurs ambulants, ces colporteurs d’eau douce qui s’approvisionnent à partir de puits notamment du côté de la partie ouest de la ville vers le secteur Bouâmama.
Selon des biologistes que l’Echo d’Oran a interrogés, ces derniers ont affiché un certain scepticisme quant aux contrôles effectués par les bureaux d’hygiène sur ces puits et ces sources, dont certains sont certes autorisés mais d’autres pas.

« Il est difficile de concevoir un contrôle général sur l’ensemble des puis à partir desquels se fournissent ces colporteurs d’eau douce».
Ce constat est fait à partir d’une réalité qui pousse tout consommateur à être sceptique ; car à voir l’état des camions citernes qui sillonnent certaines artères de la ville, même s’ils sont autorisés, il est difficile d’admettre qu’avec les moyens humains limités des APC et des bureaux d’hygiène, qu’un contrôle rigoureux puisse s’opérer sur ces camions et aussi à travers tous les puits où se fournissent ces colporteurs.
En temps de crise avec l’apparition de l’épidémie de choléra, de nouvelles dispositions devraient déjà être prises.
D’un autre côté, un responsable nous assure que les colporteurs d’eau douce sont dans le collimateur des services de contrôle et font régulièrement l’objet d’enquête et de retrait d’agrément pour ceux dont les citernes ne répondent pas aux normes d’hygiène.
Rayen H


