
La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a annoncé la mort lundi de deux Casques bleus indonésiens dans «une explosion» dans le sud du Liban, au lendemain d’un autre incident fatal à la frontière.
L’armée libanaise a subi une «agression (sioniste) directe sur un barrage» sur la route côtière au sud de Tyr, tuant un soldat et en blessant cinq autres, a-t-elle annoncé dans un communiqué. Il s’agit de la première attaque contre un barrage militaire depuis le 2 mars, sachant que huit soldats libanais ont été tués dans des bombardements sionistes alors qu’ils n’étaient pas en service.
«Deux soldats de la Finul ont été tragiquement tués dans le sud du Liban (…) par une explosion d’origine inconnue ayant détruit leur véhicule près de Bani Hayyan» à la frontière, et deux autres ont été blessés, a annoncé la Finul dans un communiqué.
Elle a dit mener une enquête sur l’incident, alors que la veille un Casque bleu indonésien a été tué par l’explosion d’un projectile d’origine inconnue dans la zone frontalière. Le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a condamné lors d’un point de presse à New York ces «incidents inacceptables» et indiqué que «tous les actes qui mettent en danger les forces de maintien de la paix doivent cesser».
Les frappes sionistes ont fait plus de 1.200 martyrs, et en ont blessé plus de 3.600, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.
A Beyrouth, des frappes ont visé en matinée la banlieue sud de la capitale. Dans le même temps, une frappe a visé un immeuble résidentiel situé en bordure de cette banlieue, faisant trois martyrs et trois blessés, d’après une source sécuritaire. Des médias d’Etat ont ensuite fait état de frappes aériennes dans le sud ainsi que sur des zones de la Békaa-Ouest.


