Un protocole de coopération stratégique a été signé entre la haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption et le ministère de la justice, marquant une étape majeure dans la consolidation des mécanismes de contrôle, de transparence et de gouvernance numérique.
Cet accord, paraphé hier, en marge de la journée d’étude organisée à Oran, vise à unifier les efforts institutionnels en matière de suivi des déclarations, des signalements et des notifications liés aux suspicions de corruption, grâce à la mise en place d’un système d’information reliant directement la Haute autorité aux parquets compétents.
En effet, le protocole signé prévoit le renforcement de la coopération entre les deux parties, notamment à travers la modernisation des outils de contrôle, l’amélioration de la circulation de l’information et la facilitation du traitement des dossiers liés aux infractions de corruption. Le système numérique permettra ainsi une réactivité accrue, une traçabilité renforcée des signalements et un suivi rigoureux des procédures engagées par les parquets.
Dans son intervention, la présidente de la haute autorité, Salima Mesrati, a rappelé que la transformation numérique constitue aujourd’hui «un levier essentiel pour prévenir la corruption et instaurer une transparence durable ». Elle a insisté sur l’importance d’une synergie entre les institutions, estimant que l’efficacité de la lutte contre la corruption repose sur « la coordination, la digitalisation et l’engagement des acteurs publics comme privés ».
Cette journée d’étude, placée sous le haut patronage du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, s’est tenue en partenariat avec l’Université Oran 2 – Mohamed Ben Ahmed. Elle a réuni de nombreuses personnalités institutionnelles: représentants de la Présidence de la République, de la justice, de l’Inspection générale du ministère de l’Intérieur, de la police, de la gendarmerie, ainsi que des élus, des responsables exécutifs locaux et des acteurs du mouvement associatif.
Les travaux ont porté sur les enjeux de la gouvernance numérique, la modernisation des administrations, les mécanismes de prévention et les meilleures pratiques internationales en matière de transparence. Les experts présents ont mis en avant l’importance des technologies de l’information pour limiter les zones d’opacité, améliorer la qualité des services publics et renforcer la confiance des citoyens.
À travers cette initiative, la haute autorité réaffirme sa volonté de consolider un cadre institutionnel moderne, efficace et fondé sur l’intégrité, en droite ligne avec les orientations nationales visant à ériger la transparence en pilier central de la gestion publique. Le protocole signé avec le ministère de la justice constitue, à ce titre, une avancée significative dans le dispositif national de prévention et de lutte contre la corruption.
Ziad M


