
Alors que la réunion des actionnaires à laquelle a appelé le wali d’Oran ne s’est pas encore tenue, le staff technique craint que la préparation pour la dernière ligne droite avant la fin de la phase aller ne soit perturbée par une grève des entraînements.
Il y a quelques jours, les camarades de Belahouel avaient menacé de débrayer si la direction ne leur versait pas leurs primes de matches et une partie de leurs salaires.
Les dirigeants qui ne sont pas encore arrivés à trouver les fonds nécessaires pour tenir leurs promesses sont dos au mur. Ils ne savent plus comment gérer cette situation et tout laisse penser que sans l’intervention des autorités locales, les joueurs vont mettre leur menace à exécution.
Belatoui et ses adjoints qui ont concocté un programme de préparation qui prévoit deux matches amicaux ont affirmé qu’ils ne vont pas tenter de faire revenir les joueurs sur leur menace de boycotter la reprise. « On a toujours joué aux pompiers mais pour cette fois, on ne pourra pas convaincre les joueurs. C’est à la direction d’assumer ses responsabilités », affirme une source du staff technique.
Sur un plan purement sportif, il faut savoir que l’équipe qui a retrouvé une certaine cohésion dans son jeu, comme le prouvent ses derniers résultats, aura un déplacement difficile à effectuer dans les Hauts Plateaux pour affronter l’Entente de Sétif.
Le match promet d’être très disputé. La balle est dans le camp des joueurs qui doivent bien préparer cette sortie en reprenant le chemin des entraînements, autrement, ce sera difficile pour eux de faire face à la furia des Sétifiens qui crachent le feu ces derniers temps.


