Samir Cheraka est un éleveur laitier en pleine forme. Son exploitation laitière tourne à plein régime. A l’instar d’autres jeunes chefs d’exploitation, cet éleveur basé à Misserghine se tourne vers la modernisation de son élevage de vaches laitières.
«J’ai commencé en 2014 avec 6 vaches. Grâce à la modernisation de mon exploitation et aux crédits sans intérêt et aux autres incitations accordées par l’État, aujourd’hui mon exploitation compte 20 vaches laitières. A aucun moment, je n’ai baissé les bras. J’ai investi dans la modernisation de mes moyens de production dont notamment l’acquisition de machines à traire», affirme fièrement cet éleveur. Ce dernier protège la qualité de son lait par une hygiène rigoureuse.
Le local de traite et de stockage est toujours propre. Il en est de même pour le matériel utilisé pour traire les vaches et pour conserver le lait. Il est contrôlé et entretenu. Samir suit attentivement les analyses de son lait, réalisées très régulièrement.
Cet éleveur a entièrement automatisé sa salle de traite. Les 20 vaches laitières de l’exploitation se rendent ainsi deux à trois fois par jour, selon leur besoin, à la machine de traite automatisée.
« Les bénéfices de la traite robotisée sont immenses. A la fois pour l’exploitation et pour les animaux eux-mêmes. La première motivation est l’amélioration du confort de vie. La traite classique représente 40 % du temps d’astreinte sur l’exploitation. La robotisation amène une plus grande flexibilité», souligne cet éleveur. Mais pas seulement.
Ces fameux robots permettent aussi d’améliorer les performances économiques de l’exploitation. «La traite classique bride les vaches. En moyenne, une traite robotisée permet d’obtenir 7 à 10 % de lait en plus par an, grâce à une traite quartier par quartier», témoigne Samir.
Dans cette région, les entreprises laitières ne cessent d’augmenter. Les jeunes chefs d’exploitation se tournent vers la modernisation des élevages de vaches laitières.
«Le plus important pour un éleveur est de savoir quand faire l’insémination artificielle. Je compte acquérir des colliers qui permettront de m’alerter à l’avance», affirme un autre éleveur basé à Misserghine.
«Ce collier connecté pour vache, muni d’un petit capteur qui analyse le niveau de rumination et les mouvements, notamment pour identifier des maladies comme la mammite ou la boiterie, mais aussi pour évaluer sa fertilité», explique cet éleveur. Les équipements modernes permettent de résoudre les problèmes récurrents des élevages bovins, comme l’infertilité et la difficulté à détecter précocement les maladies. Le ministère de de l’Agriculture et du Développement rural aprévutoute une batterie d’incitations visant à permettre d’augmenter le volume du lait cru (collecté auprès des éleveurs) et de réduire les importations de la poudre de lait.
L’Etat apporte un soutien à la production locale du lait frais. Ce montant de subvention comprend principalement les aides destinées aux éleveurs de vaches laitières (12 DA par litre), les collecteurs de lait (5 DA par litre) et les laiteries (4 DA par litre).
Une subvention de 60.000 DA est aussi accordée pour chaque nouvelle naissance de veaux.
Les éleveurs peuvent aussi postuler pour avoir un terrain pour produire des fourrages destinés à l’alimentation des bovins.
Ilyes. N
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Afin de permettre une fluidité aux eaux pluviales à Gdyel
L’oued Ras El Ain en hibernation nettoyé des immondices.
En prévision de la saison des pluies, les équipes techniques relevant du service d’hygiène de la commune de Gdyel ont entrepris la semaine en cours , le curage du canal de l’oued dit Ras El Ain dont le cours serpente en frôlant nombreuses habitations locales surtout celles localisées du côté oriental de la cité connue anciennement sous le nom de « St cloud » . Cette opération a consisté de débarrasser l’ouvrage du lit de l’Oued enrobé de béton armé et ce des déchets solides et autres emballages usagers et surtout les sacs remplis d’ordures abandonnés par de pseudos citoyens se démarquant des vertus de la société.
Ces énergumènes sans foi ni loi, n’hésitent pas à balancer leurs immondices dans le lit de ce cours d’eau pluvial sans aucun respect du voisinage et surtout des agents de nettoiement ,les seuls à supporter ces gestes d’un autre âge qui sont perpétré et encouragés par le laxisme des services concernés.
C’est ainsi que plusieurs tonnes de détritus furent dégagées de cette rivière en hibernation actuellement et qui risque de se réveiller à n’importe quel moment de l’année. L’entassement des ordures formeront sans doute une obstruction du canal de l’Oued Ras El Ain dont les eaux pluviales butant sur ces barrages de déchets pourraient se déchaîner et envahir le centre de la ville de Gdyel comme se fût le cas dans de nombreuses occasions auparavant quand la RN 11 fût coupée durant des jours à cause des inondations.
Cela dit, des résidents consciencieux proches du dit grand canal d’évacuation d’eaux usées et pluviales de la ville de Gdyel réclament tout bonnement de réprimander ce genre de dépassement : » Est ce si difficile de positionner des agents du service d’hygiène anonymement pour épingler en flagrant délit et sanctionner les pollueurs ? S’interroge un citoyen dont l’habitation est conçue au voisinage de ce cours d’eau de pluies enfoui dans un canal en béton couvert. Et d’ajouter : « Même si cette opération de curage est la bienvenue, cela ne servirait à rien, du moment où ces fans de l’altération du cadre de vie récidivent en recommençant leurs forfaits une nouvelle fois après le départ des équipes de nettoyage. Il faut pénaliser les pollueurs « s’écrie notre vis-à-vis.
Ceci étant, les agents de nettoiement, ont procédé au curage de ce canal difficilement , surtout au niveau des endroits inaccessibles ou exiguës de ce oued qui provient de la forêt de Ras El Ain en amont et dont l’embouchure est au niveau du lac Télamine près de Benfréha en aval.
Il faudrait signaler que cette opération de curage est venue à temps avant les grandes précipitations de l’automne en cours, ce qui permettrait de reduire un temps les risques des inondations et d’atténuer la prolifération d’insectes et rongeurs . Sauf que le service de l’hygiène municipal devrait sévir et frapper d’une main de fer, les contrevenants en matière de pollution.
Aribi Mokhtar.
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Le réseau d’évacuation des eaux pluviale de la wilaya est obsolète
Avaloirs bouchés, lits d’Oueds non curés et bouches d’égouts obstrués
La commission de l’hydraulique de l’A.P.W, d’Oran, a dressé un rapport qui accable au plus au point les communes et la société de gestion déléguée de l’eau à Oran. À l’issue d’une visite sur le terrain et sur la base des doléances de citoyens, la dite commission a recensé une vingtaine de points noirs répartis sur plusieurs quartiers et cités d’habitation. Leurs habitants souffrent à la moindre averse et des flaques d’eau qui se forment.
Ce rapport a, surtout, révélé le laxisme, voire l’incompétence des services chargés des réseaux d’assainissement des eaux pluviales, et du manque d’anticipation face à un problème récurrent qu’est l’inondation.
Aucune partie de la ville, pas même le boulevard Front de mer, n’échappe aux inondations et à la furie des eaux qui ont été à l’origine des actions de protestation de citoyens, les saisons passées. Ceci sans pour autant rappeler le phénomène qui survient chaque saison dans des quartiers comme El Barki, ou encore le rond-point de la pépinière et ses proximités comme le quartier El Emir AEK (Ex Traversa), le rond-point du palais d’Or, à Haï El Akid, et Belgaïd entre autres.
Le département de l’hydraulique et de l’assainissement, dont la gestion est assurée par la SEOR, a précédemment fait état d’un déficit dans le réseau des eaux pluviales de la wilaya estimé à quelques 40.000 avaloirs. Un déficit qui expliquerait, certes, en bonne partie les problèmes récurrents des inondations et autres débordements auxquels sont confrontés, à chaque précipitation, certains points névralgiques du réseau routier de la ville. Nul n’est sans savoir que la wilaya ne dispose pas d’un réseau des eaux pluviales aux normes, et ceci de l’aveu même des responsables du secteur et de la société de gestion. Cependant, la gestion de ce réseau des eaux pluviales fonctionne à Oran essentiellement sur deux axes, le ponctuel et le préventif.
En dehors des opérations d’entretien tout au long de l’année à travers notamment le curage du réseau, des regards et autres avaloirs, la SEOR fait également dans le préventif en participant avec les APC, la direction des Travaux publics (DTP) et la direction des Ressources en eau (DRE) aux opérations initiées à chaque début d’automne.
Lors de l’opération lancée au mois de septembre dernier, sur instruction des pouvoirs publics, les agents techniques ont procédé à 732 opérations dans le domaine de l’assainissement, ce qui a permis de prendre en charge et d’entretenir 44.232 mètres linéaires du réseau des eaux usées. 1.738 galeries ont été visitées, 50 galeries ont été nettoyées dans cette même opération, avec plus de 1.020 avaloirs curés et nettoyés.
Rayen H
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Ils faussent les calculs des responsables du secteur et s’attaquent aux biens de l’Etat
Les collecteurs de déchets dans le viseur
Avec l’augmentation des actes de vandalismes et de pillages des biens publics, les autorités ont décidé de frapper d’une main de fer les collecteurs, qui sillonnent les quartiers de la ville d’Oran, à la recherche de déchets. Mais en plus des bacs à ordures et les décharges sauvages, ces jeunes s’attaquent aux barreaudages, ce qui est considéré comme une destruction des biens de l’Etat.
Dans une note adressée par la wilaya d’Oran, aux services de sécurité et aux délégations urbaines, toute personne prise en flagrant délit, en train de fouiller dans les décharges, sera interpellée et son moyen de transport confisqué.
Les responsables visent, à travers cette décision, à mettre fin à ces activités informelles de ces fouineurs, qui faussent les calculs de la direction du secteur, qui aspire à exploiter ces déchets selon la réglementation et la stratégie de l’Etat.
Plusieurs initiatives ont été prises par les autorités locales, pour organiser le secteur de l’environnement et le tri des déchets, jusque-là, exploité dans l’informel. La création de centres de tri de proximité et la récupération des déchets valorisables au niveau des CET (centres d’enfouissement technique) par les autorités, ou des recycleurs agréés. Les données sur les gains générés par la récupération informelle des déchets ne sont pas connues et l’organisation de ce secteur, ayant longtemps échappé au fisc, se heurte aux pressions de certaines personnes qui n’acceptent pas une nouvelle situation.
Au centre de tri de proximité de M’dina J’dida, pas loin de la plus grande zone commerçante d’Oran, où des tonnes de déchets sont récupérées chaque jour, les agents font souvent l’objet d’intimidations et même d’agressions de la part des chiffonniers.
Le grand volume des déchets ménagers à l’échelle nationale représenterait une valeur commerciale de près de 40 milliards DA/an, avec une cadence de leur recyclage qui demeure toutefois très faible, en comparaison avec son volume qui a atteint les 34 millions/tonnes par an. En matière d’économie circulaire, il est l’un des principaux vecteurs du développement durable et de l’économie verte.
En définissant une vision économique et stratégique, l’exploitation du stock de déchets est capable de créer plus de 100.000 postes d’emplois directs et indirects. Plus de 530.000 tonnes/an, de déchets domestiques, sont enregistrées dans la wilaya d’Oran, avec une prévision d’atteindre 930.000 t/an à l’horizon 2035. Pour rappel, la wilaya d’Oran dispose de trois centres d’enfouissement technique des déchets à Hassi Bounif qui traite 1200 t par an, à El Ançor (100 t) et à Arzew (150 t/an).
J.M


