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Mostaganem : reprise en urgence du projet d’usine vétérinaire, Kouidri exige l’accélération des travaux

En visite à Mostaganem, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a ordonné la reprise immédiate des travaux de l’unité de fabrication de matières premières et de médicaments vétérinaires, à l’arrêt depuis plusieurs années.

Déplorant le retard accumulé, il a instruit le chef de projet d’adopter le système des 3×8 afin de rattraper le temps perdu et d’entamer la production dans les prochaines semaines, pour éviter à l’État des pertes estimées à des centaines de millions de dollars.

Le ministre a rappelé que l’importation de vaccins vétérinaires en cas d’épidémies touchant les cheptels bovin, ovin ou avicole coûte entre 60 et 70 millions de dollars. Or, les délais d’acheminement, parfois de deux à trois mois, rendent souvent ces lots obsolètes face à l’évolution rapide des virus. D’où, selon lui, l’urgence stratégique de relancer cette unité.

Une fois opérationnelle, l’usine générera 120 emplois et produira jusqu’à 175 quintaux de médicaments vétérinaires par an, couvrant ainsi les besoins nationaux. Le wali suivra hebdomadairement l’avancement du chantier, tandis que la direction locale de l’industrie assurera un contrôle quotidien.

Le ministre a par ailleurs souligné que l’industrie pharmaceutique nationale couvre actuellement 83 % des besoins du pays, avec un objectif de 90 % à court terme, conformément aux orientations présidentielles. L’Algérie, a-t-il affirmé, se positionne déjà comme un leader africain dans la production de médicaments, avec de nouveaux projets industriels prévus dans plusieurs wilayas.

Rédaction
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