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Nouvel An amazigh : l’âme de Yennayer fait vibrer Oran

À Oran, la célébration de Yennayer, qui symbolise le nouvel an amazigh, ne se contente pas d’investir les foyers ; elle s’affiche avec panache sur les étals colorés des marchés populaires autant que dans les enceintes prestigieuses des salles de spectacles et des galeries d’exposition.

Partout dans la cité, l’atmosphère s’imprègne de la richesse du patrimoine amazighe.

Les marchés, véritables coeurs battants de la ville, croulent sous l’abondance de produits typiques : les figues sèches, les noix croquantes, les noisettes et les amandes y côtoient une myriade de confiseries artisanales, créant un tableau gourmand qui ravit les passants et annonce les festivités à venir.

Parallèlement à cette effervescence conviviale, les espaces culturels se transforment en vitrines du savoir-faire local.

Le hall d’exposition du Palais de la culture Zeddour Brahim Belkacem est redevenu, comme à chaque rendezvous, le point de ralliement d’une multitude d’associations et d’artisans indépendants.

Ces derniers y exposent l’excellence de l’artisanat du terroir, allant de la confection traditionnelle à la finesse de l’art culinaire.

Cette dynamique se retrouve aussi au Musée Mamo, lieu emblématique investi cette année par un large panel d’organisations locales déterminées à animer la galerie et à porter haut les couleurs de la société civile oranaise.

L’ouverture solennelle des festivités est fixée au lundi 12 janvier en matinée.

Ce coup d’envoi marquera le début d’un programme dense qui se déploiera jusqu’au 18 janvier, mêlant rencontres culturelles et conférences académiques destinées à éclairer l’histoire et la symbolique de cette date millénaire.

YENNAYER, UN SYMBOLE DE LA PLURALITÉ, DE LA DIVERSITÉ ET DE LA RICHESSE IDENTITAIRE DE L’ALGÉRIE

Le cinéma « Le Maghreb » participe également activement à cet élan en se parant de ses plus beaux atours.

Ses halls accueillent une exposition de bijoux d’une finesse exceptionnelle, où l’argent s’unit au corail rouge de nos côtes méditerranéennes.

En complément, un cycle cinématographique thématique sera projeté, prolongeant l’immersion culturelle bien au-delà de la journée du 12 janvier.

La célébration est aussi marquée par des dynamiques de production littéraire, artistique (cinéma, théâtre…), des travaux en linguistique et en anthropologie.

Les établissements scolaires s’apprêtent à célébrer le nouvel an amazigh d’une manière conviviale le nouvel an amazigh.

Vêtus d’habits traditionnels, les élèves ont célébré cette fête ancestrale par des chants et de la musique.

Le nouvel an amazigh Yennayer est synonyme de pluralité, de diversité et de richesse identitaire de l’Algérie.

Yennayer est le premier jour de l’an du calendrier agraire utilisé depuis l’Antiquité par les Amazighs à travers l’Afrique du Nord.

Yennayer a sédimenté à travers le temps des rites agraires adossés à des productions artistiques, festives et gustatives, dans toutes les régions du pays, dans la diversité des pratiques locales mais néanmoins exprimés dans une unité de sens tout à fait remarquable: solidarité, joie et partage.

Ilyès N.

 

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