En continuité du travail mené depuis plusieurs mois, les services de la direction du commerce et des prix (DCP) mettent sous la loupe les différents produits et aliments proposés par les marchands en ce mois Ramadhan.
Ce mois réputé pour être la période de la bouffe par excellence, connaît une ruée sur tous les produits.
Ce qui met parfois les consommateurs sous la menace de l’arnaque ou de l’intoxication, par rapport aux produits sollicités.
Certains commerçants sans foi ni loi, profitent, en effet, de ce rush pour proposer des produits périssables, ou augmenter unilatéralement les prix.
Les brigades de la DCP qui ont redoublé d’efforts en ce mois sacré, font face à des dépassements à la pelle.
Les opérations de contrôle menées sur le terrain lors de la première partie de ce Ramadhan, ont permis la saisie d’une grande quantité de denrées avariées et impropres à la consommation humaine, qui s’élève à 90 tonnes de divers produits alimentaires.
Dans ce cadre, plusieurs infractions à la loi régissant ce secteur ont également été enregistrées.
Résultat, 432 dossiers de commerçants liés à divers délits et violations des usages commerciaux ont été transférés à la justice.
L’opération de la DCP se poursuit durant la deuxième quinzaine de Ramadhan, après 1150 interventions de contrôle des pratiques commerciales et 486 autres liées au contrôle qualité qui ont été enregistrées en 10 jours seulement, avec 38 commerces proposés à la fermeture.
Les magasins d’alimentation générale, les boucheries et les vendeurs de gâteaux traditionnels et de cherbet qui sont très prisés en ce mois de jeûne, sont les principales cibles des brigades de la DCP.
Le but est de maintenir la stabilité du marché, faire régner la loi et protéger le consommateur des intoxications et des arnaques.
De son côté, la commission de santé et de protection du consommateur relevant de l’APC d’Oran sillonne les différents quartiers de la ville pour contrôler la marchandise proposée aux citoyens, en coordination avec l’association de protection du consommateur (APOCE) et les services de police.
J.M


