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Oran : des boucheries baissent le rideau pour échapper au contrôle

Dans le cadre de la pour suite de ses activités de contrôles, la commission d’hygiène et de santé de la commune d’Oran a contrôlé quelques établissements à caractère alimentaire au quartier El Barki, Saint Eugène et le 3ème boulevard périphérique .

Lors de cette opération effectuée en collaboration avec les éléments de police de 4ème et 20ème sûreté urbaine de l’inspection vétérinaire relevant de la daïra d’Oran, de la direction du commerce et aussi de l’association de protection du consommateur 105 kilogrammes de viande de provenance douteuse ont été saisies et destinée au parc zoologique de la commune d’Oran et 50 kg de produits alimentaires périmés ont été détruits .
Des mesures judiciaires ont été lancées à l’encontre des contrevenants.
Selon la commission communale d’hygiène l’opération touché 12 établissements à caractère alimentaire dont des boucheries, restaurants, boulangeries et un herboristes.
La même source ajoute que des boucheries avaient baissé rideau pour « fuir au contrôle ».
Mis au parfum et craignant les retombées de cette opération de nombreux sont les boucheries qui ont spontanément procédé à la fermeture de leurs échoppes.
Un comportement répréhensible observé par ces commerçants pour se soustraire à tout contrôle, déplore la commission qui a affirmé que ces derniers feront l’objet d’une autre opération de contrôle prochainement.
En effet malgré l’arsenal de lois portant sur la protection du consommateur certains commerçants sans scrupule, continuent d’écouler des produits alimentaires avariés au détriment de la santé du consommateur.
Notons par ailleurs que les viandes blanches et rouges sont classées en deuxième position en ce qui concerne les causes des intoxications alimentaires.
A préciser par ailleurs que le coût socio-sanitaire d’une prise en charge thérapeutique d’un seul malade pour toxi-infection alimentaire bénigne coûte 2.000 DA alors qu’un jour de réanimation d’un malade atteint de botulisme coûte 15.000 DA la journée.
Malgré ce risque, certaines pratiques, pourtant interdites, semblent avoir la peau dure.
L’ensemble des commerçants a été à maintes reprises appelé à respecter les conditions d’hygiène, les conditions de conservation, de stockage et la chaîne de froid des aliments.
Les services concernés avaient informé les commerçants qu’en cas d’infractions des procédures administratives et judiciaires sévères seront appliquées.
Mehdi A

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