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Oran : le marché de Hai Es-Sabah repaire de tous les vices

La lutte contre le commerce informel qui échappe au contrôle et aux caisses de l’Etat a été lancée par les responsables de la wilaya l’année dernière, et a donné des résultats positifs dans des quartiers qui étaient jusque-là clochardisés par l’anarchie et les déchets des marchands informels, comme hai Yaghmoracen (ex-Saint Pierre), USTO et les HLM, où les commerçants ont été transférés respectivement vers le marché Michelet et les marchés couverts des HLM et USTO.

Une stratégie qui, toutefois, tarde à s’appliquer sur les marchands de Hai Es-Sabah relevant de la commune de Sidi Chahmi, où les vendeurs s’accaparent des trottoirs, créant un désordre indescriptible, alors que le marché couvert réalisé, reste abandonné et squatté par les SDF, délinquant et alcoolique. Ce marché qui a été érigé sous les normes pourrait être un bon lieu de commerce et un coup dur pour le commerce informel qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Pourtant, les responsables de la commune de Sidi Chahmi avaient annoncé au début de l’année qu’une opération de transfert des vendeurs vers l’enceinte commerciale est en perspective, mais rien n’a été concrétisé sur le terrain.
La wilaya d’Oran qui a, certes, réalisé de grands pas vers l’avant dans la lutte contre l’informel, devra faire encore plus d’efforts, pour généraliser l’opération contre ce phénomène, qui a des répercussions alarmantes sur le côté sanitaire, en plus de effets négatifs sur l’économie locale et nationale. Un long chemin reste donc à parcourir, pour réglementer et comptabiliser les vendeurs informels.
Les autorités locales ont souligné l’importance de cette action pour améliorer l’image de la ville et pour créer un environnement commercial plus sain et plus attractif pour les visiteurs. Cela contribuera également à améliorer le cadre de vie des habitants en éliminant les problèmes de désordre et d’insalubrité associés au commerce informel. Le gouvernement s’engage, dans ce sens, à mettre en place des mesures d’intégration, d’incitation et de contrôle, devant contribuer au transfert de l’activité informelle vers le secteur formel.
Le Conseil national économique, social et environnemental (CNESE) qui a mené une étude sur la masse monétaire qui circule en dehors des canaux formels, tourne autour de 90 milliards de dollars, Dans ce sens, le CNESE affirme que le marché informel, en partie, engendre un certain nombre de flux d’argent qui circule et qui n’est pas thésaurisé en totalité, générant, ainsi, de la valeur, sauf que cette masse échappe à toute cotisation et à toute imposition.
J.M

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