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Oran | Leur habitation au 22 Rue de la Révolution est déclarée en ruine : 13 familles en danger de mort à Edderb

Il y a quelques jours, nous avions évoqué le cas de 13 fa milles qui vivent depuis des décennies dans des conditions précaires au 22 rue de la Révolution à Edderb.

Leur habitation classée vieux bâti et en ruine depuis 1989 par la Protection civile continue de les abriter dans des conditions qui sont loin de leur offrir la sécurité et le confort voulu.

Pire encore, ces familles vivent chaque jour dans la menace de périr ensevelies sous les décombres de leurs habitations qui n’arrivent plus à supporter le poids des ans.

« Notre habitation a été déclarée vétuste en 1989 puis en 1994 et à ce jour nous continuons de l’occuper. Nous avons reçu plusieurs promesses de relogement mais aucune n’a été tenue. Faudra-t-il qu’il y ait mort d’homme pour bénéficier d’un nouveau toit », s’interrogent ces habitants qui affirment qu’ils ont été recensés à plusieurs reprises par les services en charge du logement aussi bien ceux relevant de la commune d’Oran que de la daïra.

Lors des dernières pluies qui se sont abattues sur la région, la dalle d’un plafond a cédé en s’écrasant sur la cuisine d’un appartement. « Ma fille a échappé de justesse à une mort certaine. Elle aurait pu périr ensevelie par la dalle qui est tombées », dira un habitant.

Leur détresse s’agrandit quand elles voient des citoyens, vivant un habitat précaire, relogées dans des habitations neuves.

« Pourquoi pas nous ? Quand ça sera notre tour », ne cessent de répéter ces citoyens qui voient leurs coeurs serrer au moindre souffle de vent, au moindre grondement de tonnerre et à la moindre goutte de pluie.

Ces familles lancent un appel pressant au wali d’Oran qu’ils considèrent comme leur ultime recours.

« Toutes les autorités locales sont au courant de notre cas. On vit avec les promesses nontenues et la menace de mourir ensevelis. Nous lançons un appel au wali d’Oran qui reste notre ultime recours. Il est notre seul espoir pour un relogement qu’on nous a promis à plusieurs reprises mais qui n’a jamais été concrétisé », notent ces habitants.

Et en attendant, le quartier Edderb continue de voir ses murs s’effriter et s’écrouler à la moindre averse de pluie et au moindre souffle de vent, mettant en péril la vie des familles qu’il abrite.

Nassim B.

 

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