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Oran – Malgré l’urgence sociale à Belgaïd : un chantier d’école tarde à être lancé

À Belgaïd, dans la cité des 4.400 logements, un chantier d’école primaire crucial pour les habitants tarde à être lancé, suscitant frustration et inquiétude.

Pourtant, les démarches officielles ont été accomplies, avec la signature d’un contrat de marché public entre l’OPGI et l’entreprise concernée le 4 décembre 2025, suivi d’un ordre de service pour lancer les travaux. Malgré ces engagements, le plan d’avancement n’a pas été respecté par l’entreprise et le chantier n’a jamais véritablement vu le jour.

Face à cette inertie, l’OPGI a été contraint d’adresser une mise en demeure à l’entreprise, lui donnant un ultime délai de 48 heures pour démarrer les travaux, sous peine de sanctions réglementaires. Ce retard est d’autant plus préjudiciable que ce projet répond à une urgence sociale criante.

La cité populaire de Belgaïd, construite il y a plus de huit ans pour reloger des familles, abrite des milliers d’élèves contraints de fréquenter des écoles environnantes déjà surchargées.

L’école promise constitue donc une doléance historique des habitants, conçue pour alléger la pression insoutenable qui pèse sur les salles de classe.

Cette situation contraste avec les efforts déployés à l’échelle de la wilaya d’Oran pour améliorer les infrastructures éducatives.

Le secteur connaît en effet une pression démographique importante, avec près de 900 établissements accueillant plus de 400.000 élèves.

Pour y faire face, des programmes de rénovation ont été lancés, comme les travaux achevés dans 108 écoles primaires grâce à un budget de 374 millions de dinars.

Par ailleurs, la direction des équipements publics a débloqué des fonds pour réhabiliter les collèges (CEM) et a récemment lancé l’aménagement de onze lycées répartis sur tout le territoire de la wilaya, notamment à Es-Sénia, Sidi Chahmi ou encore au sein de la commune d’Oran.

Ainsi, tandis que des projets scolaires avancent ailleurs dans la wilaya, les familles de Belgaïd attendent toujours que leur école sorte de terre.

La mise en demeure lancée par l’OPGI représente un espoir que ce dossier crucial sorte enfin de l’impasse, pour offrir aux enfants du quartier les conditions de scolarité dignes qu’ils méritent.

Ilyès N

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