
L’experte internationale en innovation et accompagnement de Startups, Mme Romari Khadidja a insisté, jeudi à Oran, sur l’importance d’exploiter et de valoriser les thèses des étudiants universitaires et les transformer en projets innovants.
« L’université est un terroir d’idées innovantes. Les jeunes étudiants évoquent dans leurs thèses et mémoires de fin d’études, des idées innovantes pouvant servir de solutions pour des problèmes auxquels la société fait face. Ces travaux devraient être exploités et non pas abandonnés dans les tiroirs », a souligné Mme Romari, vice-présidente de la recherche et le développement expérimental et industrialisation de la société DENOVA, spécialisée en Biotechnologie, basée à Halifax (Canada).
« Les étudiants de l’université algérienne peuvent créer des startups réussies avec leurs idées brillantes et innovantes, avec le soutien de l’Etat et de ses organismes d’accompagnement et le résultat ne sera que bénéfique », a fait savoir l’experte, native de Mascara et produit de l’Université d’Oran-1.
S’adressant à une assistance, composée essentiellement d’étudiants et d’enseignants, la conférencière, forte d’une expérience de plus de 20 ans dans l’accompagnement des startups en France, aux USA et au Canada, a appelé les jeunes universitaires « à croire en leurs idées innovantes et à agir dans le sens de leurs exécution. C’est là, le premier secret de la réussite », a-t-elle ajouté.
Retraçant son expérience dans les pays où elle a accompagné de milliers de startups depuis leur création jusqu’à leur accès à la Bourse, Mme Romari a mis l’accent sur « le rôle efficace » des incubateurs dans l’accompagnement des étudiants porteurs d’idées et de projets innovants et créatifs.
« En Algérie, les jeunes étudiants ont beaucoup de chance avec l’existence des organismes d’accompagnement et de financement. Ce sont là des opportunités à saisir absolument », a-t-elle indiqué.
A ce titre, Mme Romari a insisté sur le fait de travailler utilement, « c’est-à-dire réfléchir à des projets et idées qui répondent à un véritable besoin », soulignant que « l’idée innovante doit résoudre un problème auquel fait face la société ou la population ».
Pour elle, l’idée du projet est vouée inéluctablement à l’échec dans le cas contraire, a-t-elle ajouté.
La conférence-débat intitulée « Retour d’expérience sur plus de 20 ans d’accompagnement de startups Biotech en Europe et Amérique du Nord » a été organisée par l’incubateur de l’Université d’Oran-1 « Ahmed Ben Bella », rappelle-t-on.


