
La participation des équipes nationales de karaté do cadets, juniors et seniors aux championnats d’Afrique qui se sont déroulés du 2 au 4 du mois en cours à Durban en Afrique du Sud, a vu les athlètes des trois catégories décrocher au total 21 médailles, à savoir 6 en or, 8 en argent et 7 en bronze.
Une récolte qui a été synonyme de troisième place au tableau des médailles, alors que la 1re place est revenue à l’Egypte avec 30 médailles, dont 18 en or.
Sollicité hier, le président de la Fédération, Yacine Gouri, a dressé un bilan positif.
«En ma qualité de responsable de l’instance fédérale, j’estime que le nombre de médailles obtenu est satisfaisant. Notre délégation a pris part à 19 spécialités, soit 20 de moins que plusieurs délégations, dont l’égyptienne. Donc, nous avons automatiquement perdu des chances de médailles dans les trois catégories. L’essentiel a été de prendre part à l’échéance, notamment pour nos jeunes karatékas. Nous avons eu l’occasion de découvrir de nouveaux talents, qui se sont donnés à fond durant des championnats d’un bon niveau. D’ailleurs, 29 pays étaient présents à Durban. Une participation massive considérée comme historique par les organisateurs», a-t-il souligné.
La bonne dynamique du karaté do national, qui a été enclenchée à partir des Jeux méditerranéens d’Oran, ne peut pas être préservée sans les moyens.
«Nous avons réussi à nous illustrer à Oran grâce aux moyens mis à notre disposition après la décision du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Le premier magistrat du pays a également encouragé nos jeunes médaillés en leur consacrant une autre prise en charge pour préparer les compétitions à venir. Actuellement, notre stratégie vise à préserver les acquis des joutes du bassin méditerranéen et réaliser d’autres performances, comme durant les Jeux olympiques de la jeunesse 2026 à Dakar. Si nous avons le budget alloué à la préparation des athlètes, je peux pronostiquer d’emblée une médaille», at- il estimé.
Concernant l’impact de ses résultats sur le plan africain dans la qualification aux prochains championnats du monde, Gouri a indiqué que c’est encore jouable.
«Nous avons un petit retard rattrapable en seniors dans le ranking mondial. De notre côté, nous travaillons pour mettre nos athlètes dans un climat idéal. Financièrement, l’instance fédérale souffre encore de déficit. Toutefois, nous sommes entrain de faire tous les efforts pour attirer d’autres sources de financement hors subvention du ministère de la Jeunesse et des Sports. En cette période, ce n’est pas toujours facile de convaincre les sponsors pour décrocher des conventions.
Cependant, nous multiplierons les tentatives.» Malgré tous les problèmes, Gouri a insisté sur l’osmose qui existe entre la fédération, le staff technique et les athlètes.
«Nos jeunes méritent toute notre attention et même celle des autorités sportives. J’aurais souhaité qu’il y ait au moins un responsable à l’accueil de la délégation à son retour de Durban», a-til renchéri.
Le plus grand absent durant les championnats d’Afrique n’est autre que l’étoile montante, Ayoub Helassa.
Ce dernier a été remplacé à la stupéfaction générale, lui qui présentait un espoir certain de médailles.
Pour dissiper toute confusion, Gouri a précisé qu’il n’y a pas de cas Helassa.
«C’est un athlète pétri de qualités et tel un petit frère. Son remplacement a été mal interprété.
Helassa n’a pas pris part à ces championnats d’Afrique, vu son classement 180e dans le ranking mondial. De ce fait, nous avons préféré le remplacer par un autre athlète qui est actuellement 30e sur le plan mondial. A part cette raison, nous vouons toute l’estime qu’il faut au jeune Helassa, qui a un énorme potentiel pour faire dans un futur proche les plus beaux jours de notre sport. Pour ma part, je lui serai toujours d’un grand soutien pour qu’il puisse améliorer son rang mondial durant les prochains mois.»


