
Suite à l’augmentation du prix du carburant, dimanche après-midi, et sans crier gare, les transporteurs de voyageurs de plusieurs agglomérations ont observé un arrêt de travail, qui a provoqué la colère, le désarroi et l’inquiétude des usagers de ces moyens de transport en commun.
Dans l’ensemble des arrêts de bus de ces agglomérations, un nombre impressionnant de personnes était à la recherche de taxis et de fourgons clandestins pour regagner leurs domiciles, que ce soit en ville, à Oran ou dans ses agglomérations. Selon certains chauffeurs de bus, cet arrêt de travail a été observé pour revendiquer une augmentation du tarif de transport, soit une augmentation de dix dinars par place. Bien sûr, les chauffeurs de taxis et de fourgons clandestins n’ont pas laissé échapper cette occasion, ils ont largement profité de cette déplorable situation, en augmentant le prix de la course.
À titre d’exemple, nous ne citerons que les cas des fourgons clandestins qui comblent le vide et la défaillance des transporteurs à partir de 18h30 et assurent le transport entre Oran, les HLM, et Haï Chahid Mahmoud. Le tarif, qui était de 50 DA par place, a doublé pour passer à 100 DA, tandis que les véhicules légers, dont le prix de la place était de 100 DA, est désormais à 200 DA. Certains usagers de ces bus n’ont pas manqué de critiquer sévèrement cet arrêt de travail, en s’interrogeant sur la médiocre prestation de service que ces transporteurs offrent aux usagers.
« Revendiquer une augmentation de tarif est un droit, mais y aura-t-il une amélioration des conditions de transport, qui pour l’instant laissent à désirer ? Y aura-t-il un certain confort dans les bus ? Y aura-t-il moins de surcharge dans les bus ? Y aura-t-il un changement de comportement des chauffeurs et des receveurs visà-vis des clients ? Enfin, y aura-til des bus en circulation chaque jour entre 18h30 et 20h ? » s’interrogent certains usagers.
A. Bekhaitia


