
Le RCK n’arrive plus à suivre le rythme de la compétition alors qu’il a réussi presque un sans-faute depuis le revers concédé à Mascara lors de la deuxième journée du championnat.
La question qui taraude l’esprit : qu’est ce qui ne marche pas ? Est-ce que le problème est d’ordre technique et psychologique ou le staff technique ne maîtrise plus son groupe ? Ce sont des questions qui restent suspendues. Ce qui est sûr, la direction du club soutient le staff technique même s’il n’a pas réussi à galvaniser son groupe et que son travail ne plaide guère en sa faveur depuis l’entame de la phase retour.
La preuve : cette mauvaise posture qui perdure depuis plus d’un mois et l’équipe qui n’arrive plus à gagner un match en déplacement. En plus de cela, les rapports entre le groupe et le coach ne sont pas du tout aussi sains qu’on puisse le penser. Quelques joueurs sont écartés du groupe depuis des mois et d’autres ont déjà pris leur décision de quitter le club dès la fin de la saison. Avant cela, Yahia-Cherif a claqué la porte et a quitté le navire, il y a plusieurs mois déjà. Si certains proches de l’équipe mettent déjà la pression et exigent le départ du staff technique, ce n’est pas le cas de la direction du RCK. Le président n’a toujours pas réagi pour mettre fin à cette mauvaise passe.
Il demeure de marbre dans la mesure où il n’a pas su assumer ses responsabilités. Devant ce climat, les joueurs ne sont plus branchés sur leur sujet et ne pensent qu’à leur proche avenir. D’aucuns pensent qu’au stade où vont les choses, le Raed se dirige droit dans le mur. A la direction de réagir positivement pour l’intérêt de leur club avant qu’il soit trop tard.
Cela dit, il ne s’agit là que d’interrogations que les nombreux supporters se posent pour essayer de comprendre quand et pourquoi la machine s’est enrayée. Pour ce qui nous concerne, il nous parait nécessaire de dire qu’en aucun cas, les compétences de Boualem Charef doivent être remises en cause. Certes, vu de l’extérieur, l’ex-sélectionneur national parait inabordable, certains le trouvent même, à la limite, arrogant.
Mais Charef n’a rien de tout cela. Nous ne parlerons pas de ses larges connaissances dans le domaine footballistique, parce que le coach koubéen s’est illustré partout dans tous les clubs où il était allé. Exigeant, perfectionniste, méticuleux, Boualem Charef exige le meilleur de ses joueurs. Souvent il les pousse à bout pour tirer le meilleur d’eux. Alors dans certains clubs, avec certains joueurs, cela marche très bien. Dans ce cas-là, les résultats sont meilleurs, et le niveau des joueurs progresse chaque semaine un peu plus. Dans d’autres cas, les joueurs ne sont pas enclins à suivre son rythme et ses exigences au millimètre. Habitués à travailler avec le minimum syndical, ces joueurs voient d’un mauvais œil le sens de l’organisation et le perfectionnisme de Charef. Là, ça ne marche pas. Charef est une compétence avérée, et cela personne ne peut le remettre en cause.


