
Des centaines de locaux commerciaux ayant été réalisés prés de 20 années auparavant dans la daïra d’Aïn El Turck, dans le cadre de la résorption du chômage, demeurent, fort malheureusement, inexploités, à ce jour, et livrés à l’abandon.
Selon l’absurde réalité du terrain, le cas de la douzaine de locaux commerciaux, répertoriés sur la rue du chahid Ahmed Zabana, qui prend naissance à partir de l’esplanade des sept héros de la révolution, dans la commune de Bousfer, ne semble être en fait que l’arbre qui cache la forêt.
En effet selon le constat établi sur le terrain des dizaines d’autres locaux de commerce réalisés prés de deux décennies auparavant et essaimés à travers la contrée d’Aïn El Turck, n’ayant jamais été exploités par leurs bénéficiaires, sont livrés aux tocades de la nature.
Certains se sont transformés en lieu de rencontre, de git et de beuverie pour les marginaux.
Il convient de noter dans ce contexte qu’une situation sordide, similaire par rapport à la centaine d’autres, qui prévalait dans le marché de proximité de haï Nakhil depuis 2012, année de sa réalisation, situé à un jet de pierre du siège de la daïra d’Ain El Turck, a enfin trouvé son dénouement avec sa transformation par un particulier en salle de sport avec piscine.
Ce marché couvert comportait notons-le 42 locaux commerciaux inexploités, distribués en 2012 et dont certains étaient proposés à la location par leurs bénéficiaires.
Suprême ironie, la confection de la liste des bénéficiaires de ces 42 locaux de commerce a été à chaque fois vivement contestée par les postulants, qui n’ont pas hésité à se rassemble pour protester devant le siège de l’APC et celui de la daïra d’Aïn El Turck, afin de dénoncer ce qu’ils avaient qualifié de marginalisation éprouvée à leurs égards.
La confection de cette liste avait constitué à cette époque le principal vecteur de toutes les spéculations, qui ont été véhiculées sur la place d’Aïn El Turck.
Il importe également de signaler dans ce registre que 370 locaux commerciaux, également livrés à l’abandon, disséminés à travers trois zones du chef-lieu de la daïra, ne cessent de susciter un mélange de sidération et de consternation chez les habitants demeurant dans leurs abords immédiats.
Ces derniers dénoncent en effet leur squat par des familles sinistrées et/ou par des marginaux.
Et comme le ridicule ne tue point la confection de la liste des bénéficiaires en 2015 ont aussi provoqué des troubles devant le siège de l’APC.
Les responsables locaux de l’époque ont fait remarquer aux protestataires que, « les listes des bénéficiaires ont été établies, d’un commun accord avec les comités de quartier », dégageant ainsi toutes leurs responsabilités dans cette situation incongrue.
Notons aussi que les habitants démurant à proximité de ces locaux ont à mainte reprise suggérer la transformation de ces locaux de commerce en projet d’utilité publique, comme cela a été le cas récemment de ceux du marché couvert de haï Nakhil.
Rachid Boutlélis


