
En cette période de canicule intense, les habitants d’Oran espéraient pouvoir profiter des spectacles et des rafraîchissements des fontaines amusantes qui agrémentent leur ville bien-aimée. Malheureusement, leur rêve s’est évaporé, car presque toutes les fontaines d’Oran sont en panne et livrées à la dégradation.
Parmi ces installations hydrauliques hors service, mentionnons le cas de la fontaine centrale de la place Maghreb (anciennement place de la Bastille), en plein cœur d’Oran, qui ne fonctionne plus depuis plusieurs années, faute d’entretien et de maintenance. Rappelons que cette fontaine a été réalisée avec des millions de dinars, en parallèle avec la rénovation du siège de la Grande Poste.
Depuis son inauguration, cette fontaine, conçue pour offrir un jaillissement d’eau lent depuis ses installations, ne fonctionne pratiquement jamais, surtout en pleine saison estivale. Cela prive les habitués de cette place et de nombreux visiteurs venus de tout le pays de se rafraîchir ou de se ressourcer.
On se demande pourquoi nos élus négligent les fontaines ? Pourquoi toutes ces fontaines amusantes sont à l’arrêt ? Pourquoi dépenser l’argent des contribuables pour ensuite les laisser se détériorer ? Autant de questions que se posent les promeneurs sans trouver de réponses concrètes.
Presque toutes les petites places d’Oran dotées de fontaines ont perdu leur charme, à cause de l’arrêt des jets d’eau. Ainsi, ces endroits censés embellir les sites où ils sont installés sont désertés par les touristes et les habitants.
En revanche, quand les fontaines amusantes fonctionnaient, ces places étaient animées et devenaient des lieux de rencontres ou de rendez-vous, où les gens aimaient se prendre en photos devant les bassins d’eau.
Malheureusement, la majorité des anciennes fontaines, comme celle de la place Maghreb, ou celles inaugurées en grande pompe l’année dernière en prévision des Jeux méditerranéens, ne fonctionnent plus.
Les habitants sont consternés par le choix des projets censés améliorer le cadre de vie, et s’inquiètent de l’oubli et de l’indifférence réservés à ces mobiliers urbains. Les explications fournies par les services concernés, qui invoquent des pannes techniques ou des risques pour les enfants qui s’y baignent, ne convainquent plus les citoyens d’Oran.
Le constat est amer : la fontaine de la place Maghreb, pour ne citer qu’elle, est dans un état chaotique et l’insalubrité qui la ronge reflète une image indigne de la capitale de l’Ouest.
Pire encore, le revêtement de ce lieu central, qui s’apprête à accueillir l’ouverture du grand hôtel actuellement en cours d’aménagement et de réhabilitation, est submergé par la saleté, nécessitant un nettoyage en profondeur.
Les environs sont parsemés de poubelles déchirées, jamais lavées, et les espaces verts ne sont pas arrosés et menacés de dépérissement.
Un citoyen commente cette situation déplorable : « Autrefois, cette place accueillait quatre kiosques, tous démolis, dont l’un proposait de la crème glacée. Les bancs ont même été retirés, obligeant les gens en quête de repos à s’asseoir tout autour du bassin »,explique un commerçant du coin.
Selon les anciens habitants, cette petite place était autrefois très animée et fréquentée. Aujourd’hui, la place Maghreb est caractérisée par une fréquentation douteuse, ce qui décourage les familles de s’y rendre.
Pourquoi un tel désastre dans l’urbanisation de la ville d’Oran ?


