
Le service d’oncologie de l’établissement public hospitalier «Chaabane Hamdoune» de Maghnia assure depuis des années une prise en charge spécialisée de milliers de malades issues de la wilaya de Tlemcen et d’autres wilayas limitrophes, ce chiffre est en augmentation chaque année.
Selon le responsable du service ce sont actuellement plus de 250 malades qui y suivent des séances de chimiothérapie au niveau de l’établissement qui souffre pourtant de plusieurs lacunes entravant la bonne prise en charge des malades.
Selon l’interlocuteur le nombre de nouveaux cas enregistrés cette année se situe entre 250 et 300 cas.
Le cancer du sein est le plus important chez les femmes au moment ou celui des poumons et le plus fréquent chez les hommes suivis par les tumeurs de la prostate et du colon.
Selon le chef service d’écologie, le service souffre d’un manque cruel de lits, d’équipements, de médicaments et même de personnel médical et paramédical spécialisés en la matière.
Un maque que le personnel essaye de faire avec en espérant une intervention des autorités de la wilaya et des responsables du ministère pour remédier à la situation.
Il est à préciser que soixante-cinq mille (65.000) nouveaux cas de cancer, tout types confondus, ont été recensés en Algérie depuis le début de l’année 2021, dont 15.000 cas de cancer du sein, a indiqué le président de la Société algérienne d’oncologie médicale, le professeur Kamel Bouzid.
Le Pr Bouzid, également chef du service d’oncologie médicale au Centre Pierre et Marie Curie (CPMC) de l’hôpital Mustapha-Pacha, a fait savoir que ces nouveaux cas de cancer ont été enregistrés à travers «une trentaine de wilayas du pays ».
Les principales causes de ces cas sont «le tabac, l’alcool et la consommation de la viande rouge, qui est un aliment classé comme cancérigène par l’Organisation Mondiale de la Santé en 2014», a-t-il précisé, relevant, dans le même cadre, que «les essais nucléaires français menés dans le sud algérien, figurent aussi parmi les causes des cas de cancer enregistrés dans le sud même après plus d’une soixantaine d’années».
A propos du plan national anti-cancer (2015- 2019), le Pr Bouzid a souligné l’importance de «consolider ses acquis et de poursuivre la sensibilisation des populations et des soignants ».
En réponse à une question sur l’impact de la pandémie du coronavirus (covid-19) sur le traitement des personnes atteintes de cancer, il a indiqué que cette pandémie a «impacté lourdement la prise en charge des malades notamment en matière d’actes chirurgicaux, car beaucoup de services ont été reconvertis en centres anti-covid- 19, ainsi que le diagnostic précoce et le dépistage».


