Le directeur de l’unité de l’Algérienne des Eaux (ADE) de Sidi Bel Abbès a révélé une hausse préoccupante des créances impayées par les clients de l’unité, lesquelles ont dépassé le seuil des 100 milliards de centimes.
Cette situation a eu un impact négatif sur le rendement financier de l’entreprise et a contribué à l’aggravation de ses dettes, qui ont atteint plus de 400 milliards 700 millions de centimes auprès de plusieurs entreprises publiques.
Le recouvrement des créances est resté sans résultat malgré les démarches à l’amiable entreprises par les responsables de cette unité, a-t-on révélé. Le responsable a précisé que l’unité de l’Algérienne des Eaux assure actuellement la gestion de 45 communes sur les 52 que compte la wilaya, trois communes sont gérées selon le système de gros, tandis que quatre autres relèvent de la gestion des assemblées populaires communales.
Le nombre total de clients s’élève à 165.746, dont 158.154 clients ordinaires, 2.234 administrations, 5.131 clients commerciaux, ainsi que 149 clients industriels. L’unité fournit quotidiennement environ 92.000 mètres cubes d’eau potable au profit de près de 727.029 habitants, en plus des autres clients, d’une production journalière totale estimée à 102 000 mètres cubes,tandis que les besoins quotidiens sont toutefois évalués à 162.000 mètres cubes Un déficit qui affecte le programme de distribution, soulignant que 90 % de la population est alimentée une fois tous les quatre jours et moins.
Le directeur a expliqué que le réseau hydraulique de l’ADE s’étend sur une distance de 2 634 kilomètres, dont un réseau de production de 1127 km réseau de production et 1507 km de réseau de distribution.
L’ADE compte 52 forages en service, six sources d’eau et deux puits, ainsi que 161 réservoirs d’eau, 62 stations de pompage et deux stations de traitement des eaux, exploités pour assurer la continuité de l’alimentation en eau potable à travers les différentes communes de la wilaya.
Le directeur de wilaya a indiqué que l’unité a été dotée de deux laboratoires mobiles, venus renforcer le laboratoire régional équipé de hautes technologies les plus modernes, afin d’intensifier les analyses et le contrôle de la qualité de l’eau distribuée et protéger la santé des consommateurs.
Dans le même contexte, il a révélé que le prix moyen de vente de l’eau au client s’élève à 15,21 dinars le mètre cube, tandis que le coût de production atteint 68,96 dinars le mètre cube. Un écart important qui impose, selon lui, la nécessité de préserver cette ressource vitale, de signaler toute fuite et de lutter contre le gaspillage, soulignant l’importance de sensibiliser les citoyens et les administrations à la nécessité du paiement des factures cumulées, sans contraindre les services concernés à recourir à la justice.
Le recouvrement des créances permettra à l’entreprise financière de réaliser des projets de développement de ses réseaux et d’améliorer son service, d’assurer sa pérennité au profit du client de l’ADE, a t-on conclu.
Fatima A


