
Depuis presque un an, la maison de la presse docteur Emir Benaissa de Sidi Bel Abbès donne l’image d’un lieu à l’abandon et son état ne cesse de se dégrader, au su des responsables locaux qui n’ont ménagé d’efforts pour y remédier, laissant les journalistes travailler dans de mauvaises conditions.
Un manque flagrant d’entretien et une absence quasi-totale de gestion, cet établissement a besoin d’une refonte complète, non seulement il nécessite son aménagement pour stopper les fuites d’eau qui coulent du plafond du couloir lorsque qu’il s’agit d’averses et risquent de créer un court-circuit, l’humidité qui a endommagé les murs et les faux plafonds des bureaux jusqu’à s’effriter.
Pire encore, l’édifice se trouve dans une insalubrité sans pareille, aucune femme de ménage n’est déployée par les services communaux pour assurer le nettoyage des lieux comme se faisait autrefois, l’eau qui boude les robinets plusieurs jours, aucun agent de sécurité et même l’élément de police qui assure la sécurité doit travailler les 8 heures sortir à midi et revenir à 14 heures.
Une facture salée d’électricité cumulée de plusieurs années et impayée menace de couper l’électricité sur les lieux et laisser les occupants des bureaux dans l’obscurité et même les chauffages installés depuis plusieurs années ne fonctionnent plus, depuis que la SDO a coupé le gaz sur la maison de la presse.
Chaque hiver, tout le monde grelotte de froid qu’il s’agisse des journalistes ou des visiteurs et l’élément de la police. Une situation qui ne donne plus goût au travail ni permet d’accueillir les lecteurs et pétitionnaires qui y viennent pour poser leurs problèmes et préoccupations.
Cette marginalisation et cette négligence irritent les journalistes de la presse écrite qui depuis leur installation n’ont été bien équipés de moyens les plus élémentaires, jusqu’à ce qu’un ex wali avait pris l’initiative de réhabiliter la structure, l’a aménagé et l’a équipé de chauffages, chauffe-eau et un climatiseur, mais après son départ aucun suivi.
Les partenaires des autorités de wilaya n’ont malheureusement pas trouvé d’oreilles attentives à leur revendication et n’ont pas réussi à défendre leur dignité alors qu’ils sont tout le temps mobilisé au service du citoyen et de la wilaya.
L’absence de confort, d’aménagement et d’entretien ont rendu l’endroit insalubre et le peu d’efforts peut lui redonner sa vocation d’un lieu de travail.
Fatima A


