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Sidi Bel-Abbes : réalisation de la première intervention de fermeture d’une communication inter-auriculaire par cathétérisme

Le service de cardiologie du Centre hospitalier universitaire Abdelkader Hassani de Sidi Bel-Abbes a réalisé la première intervention de fermeture d’une communication inter-auriculaire par cathétérisme, sans recours à la chirurgie conventionnelle.

L’opération s’est soldée par un succès total, a-t-on appris, lundi, auprès de la cellule de communication de l’établissement. La même source a précisé que l’intervention a été effectuée au profit d’une patiente âgée de 15 ans, originaire de la wilaya de Saïda. Celle-ci a quitté le service, dès le lendemain, en bon état de santé, ce qui reflète la précision et la maîtrise de ce type d’acte, une première du genre au niveau de la wilaya. L’opération a été supervisée par le Dr Hadjouni Hakim, maître-assistant en cardiologie, accompagné de l’équipe paramédicale de l’unité de cardiologie interventionnelle, sous l’encadrement du Pr Boukerche Farouk de la wilaya d’Oran, avec l’assistance du Dr Fekih Amine, chargé du suivi de l’échocardiographie peropératoire et postopératoire.
La communication inter-auriculaire figure parmi les malformations cardiaques congénitales les plus fréquentes. Elle est souvent diagnostiquée à un stade tardif en raison de l’évolution progressive et lente de ses symptômes. La fermeture de cette anomalie par cathétérisme ou par chirurgie, constitue dans la majorité des cas un traitement curatif, permettant d’arrêter l’évolution de la maladie et d’assurer au patient une vie normale sans nécessité de traitement médicamenteux prolongé, selon la même source. Cette avancée intervient seulement sept mois après la relance de l’activité de traitement des artères coronaires par cathétérisme, qui a concerné environ 380 cas, depuis le mois de juin dernier, illustrant la dynamique continue que connaît le service.
Par ailleurs, l’équipe médicale a élaboré un programme ambitieux pour développer l’activité de cardiologie interventionnelle structurelle, au cours de l’année 2026, notamment dans le domaine du traitement des valvulopathies et des malformations congénitales, tout en poursuivant les efforts de modernisation médicale et le renforcement des moyens humains et techniques nécessaires, afin d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients et de rapprocher des soins spécialisés et sécurisés du citoyen, a-t-on souligné.

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