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Sidi Bel Abbés / Ses habitants sont à la recherche d’une oreille attentive : le village Djouaher sans commodités de vie

Le village Djouaher situé à deux kilomètres de la commune de Sidi Lahcene dans la wilaya de Sidi Bel Abbes est toujours en quête de sa part de développement pour offrir à ses habitants la vie décente qu’ils méritent.
Les habitants ont posé une panoplie de préoccupations qui se répercute sur leur quotidien et sollicitent une intervention du wali pour faire le nécessaire.

Selon la requête adressée au wali, le village manque de transport ce qui oblige les citoyens à recourir aux transporteurs clandestins pour les conduire au chef lieu de la commune et leur arrive de rester des heures à attendre dans la rue. Ils diront habiter des appartements précaires alors qu’ils étaient réalisés dans le cadre de l’éradication de l’habitat précaire et les bidonvilles. Selon leurs propos, les toits coulent d’eau en hiver et les murs sont lézardés et sans aménagement extérieur, où les routes et chaussées non bitumées et sans trottoirs ainsi que l’insalubrité obligent les enfants à jouer sur des tas de débris de construction et d’immondices. A ce sujet, ils soutiennent qu’aucun camion ne passe ramasser les ordures qui s’entassent dans la rue et deviennent l’endroit propice pour les insectes et réptiles. Ils déplorent l’absence des élus qui ferment l’œil et laissent des habitants de l’ancien village élever des moutons et construire des abattoirs illégaux à l’intérieur du tissu urbain, au détriment de la santé de la population et surtout les enfants. Ces enfants scolarisés qui doivent aussi parcourir 4 kilomètres en aller et retour pour rejoindre leur CEM et lycée alors que le bus scolaire est réservé à d’autres fins et par contre les élèves du cycle primaire sont scolarisés dans l’unique école, où les classes sont surchargées. Le village manque aussi de l’éclairage public contraignant les habitants à rester chez eux dés le coucher du soleil de peur d’être confrontés à des chiens errants ou à des délinquants. Outre, l’absence des soins, indiquant que l’unique centre de santé ferme ses portes à 17 heures, ne fonctionne pas le week-end et n’offre aucune permanence. Il manque de services spécialisés et personnel soignant à l’exception d’un infirmier, alors que le médecin ne s’y présente qu’une fois par semaine. Les canalisations des eaux usées bouchées engendrent l’accumulation des eaux pluviales dans les cités, où les chaussées deviennent impraticables. Le plus grave casse tête que vivent les habitants de la localité d’ombre est la pénurie d’eau potable, qu’ils affirment ne la recevoir que rarement et même si elle coule des robinets elle est non consommable à cause de son gout et son odeur.
Tous ces problèmes n’ont pas été pris en charge depuis longtemps et ont poussés les habitants à interpeller le nouveau responsable de la wilaya à rendre visite à leur village déshérité pour s’enquérir de visu de leur vécu.

Fatima A

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