
Avec une population de plus de 1,5 millions d’habitants et une expansion urbanistique en progression continue, Oran manque terriblement d’espaces de loisirs et de détente digne de son statut et de ses ambitions.
Même si ,il y une quinzaine d’années , la capitale de l’Ouest s’était dotée de structures de loisirs, notamment à la faveur de la réalisation du Jardin méditerranéen sis à Akid Lotfi, l’aménagement de l’esplanade de Sidi M’hamed et d’autres espaces de moindre envergure, le déficit en de tels espaces demeure toujours de mise dans une ville où le ratio urbanisme- espaces vert est l’une des faibles en comparaison avec les autres grands centres urbains du pays.
Néanmoins, Cette lacune est en passe d’être corrigée au vu de l’inscription de deux importants projets visant, d’une part le site de Batimate Taliane et la Sebkha d’Oran, d’autre part.
Si la première opération projetée par les pouvoirs publics locaux attend encore l’élaboration d’une étude devant être menée par un bureau spécialisé, la seconde connait déjà un début de concrétisation.
En effet, l’on vient d’apprendre que l’exécutif de la wilaya d’Oran, réuni dernièrement a approuvé le montage financier mixte entre la wilaya et l’APC d’Es-Sénia pour le financement des travaux d’aménagement de Dhaya Morsli (Sebkha d’Oran).
Les travaux pour la concrétisation de cette opération qui ne manquera sûrement pas de faire le bonheur des familles oranaises ont nécessité la mobilisation d’une enveloppe financière conséquente estimée à pas moins de à 20 milliards.
L’accord a été entériné au terme de la réunion de l’exécutif de wilaya, présidé par le wali Saïd Sayoud, et porte sur un montage financier mixte de 20 milliards, lequel est réparti entre le budget de wilaya (15 milliards) et l’APC d’Es- Sénia (5 milliards) afin d’assurer cette opération.
Lors de ce conclave, le premier responsable de l’exécutif de la wilaya avait donné des instructions à l’ensemble des services concernés pour accélérer les travaux d’aménagement du site, qui faut-il le rappeler a, depuis des années figuré parmi les sites à valoriser sans pour autant que les «intentions» ne soient effectivement matérialisées sur le terrain.
Dans cet ordre d’idées, il y a lieu de rappeler également qu’il y a quelques semaines, dans le cadre du suivi des travaux une délégation du ministère de l’Intérieur s’est déplacée à Oran pour s’enquérir de l’avancement des travaux.
C’est dire que cette opération est réellement prise à bras el corps par les plus hautes instances du pays.
Par ailleurs, il convient de souligner que les travaux d’aménagement du site interviennent dans le sillage de la décision prise par le ministère de l’Environnement portant allocation d’une une enveloppe financière évaluée 100 millions de DA pour la réhabilitation de ce site.
S’agissant de la pollution de cette zone, la direction de l’environnement avait indiqué dernièrement que les rejets des eaux usées, domestiques et industriels ont été «presque éradiqués » depuis la mise en service de la station d’épuration du groupement urbain d’Oran à El Kerma (en 2009).
B. Salim


