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Soutien du Kremlin à Bachar el-Assad, perte d’Alep, bombardements d’Idleb… ce que l’on sait de la situation en Syrie (AFP)

Après l’offensive fulgurante des rebelles et la perte de la ville d’Alep pour le régime syrien, le président Bachar el-Assad cherche le soutien de ses alliés.

Le président syrien Bachar al-Assad a dénoncé lundi une tentative de «redessiner» la carte du Moyen-Orient, après une offensive fulgurante des rebelles qui ont réussi à prendre de vastes régions du nord de la Syrie aux forces gouvernementales. Pour la première fois depuis le début de la guerre civile en 2011, le régime a perdu totalement le contrôle d’Alep, la deuxième ville de Syrie, un revers cinglant infligé par une coalition de groupes rebelles dominée par les islamistes radicaux.

En riposte, des avions syriens et russes ont bombardé des secteurs tenus par ces groupes dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, et dans celle voisine d’Alep, tuant 15 civils dont des enfants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Des images de l’AFP ont montré des rebelles armés patrouillant dans les rues d’Alep, près de la citadelle historique ou de l’aéroport.

Cette ville d’environ deux millions d’habitants, cité antique située sur l’ancienne route de la soie, se remettait lentement des années de guerre civile qui ont dévasté son riche patrimoine. «On est dans l’incertitude, on ne sait pas ce qui va arriver», a confié un habitant d’Alep joint au téléphone par l’AFP, sans donner son nom.

Il a raconté avoir entendu lundi «un raid aérien, mais pas de coups de feu». «C’est assez calme», a-t-il dit, ajoutant que le couvre-feu imposé par les rebelles «avait été levé à sept heures du matin. Entre sept heures et dix heures, les rues étaient vides puis il y a eu une certaine activité, des gens sont sortis pour faire des provisions». «Personne n’a été importuné», selon cet habitant, «mais quelques miliciens ont dit aux filles de se voiler».

AFP

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